Sommaire
- Trois usages, pas un seul
- Un protocole d'intervention structuré : T.I.R.A.G.E.
- Deux années, deux logiques complémentaires
- L'Année 1
- L'Année 2
- La supervision : le cœur battant du dispositif
- Une promotion à taille humaine
- Une transmission incarnée, pas seulement théorique
- Ce que vous repartez avec vous
- Pour qui, et à quelles conditions
- Ce que vous en retirez concrètement dans votre pratique
- Zoom sur la supervision
Si vous êtes coach professionnel, vous avez sans doute déjà ressenti cette limite propre au tout-verbal : des séances qui tournent en boucle, un client qui intellectualise sans jamais se déplacer, un silence qui ne débouche sur rien. Vous avez peut-être aussi croisé, dans votre parcours, l’idée d’utiliser le tarot comme support d’accompagnement — et vous avez peut-être reculé, par crainte de sortir du cadre professionnel du coaching, ou de vous associer à une pratique divinatoire incompatible avec votre déontologie ou l’idée que les entreprises se font du coaching. C’est exactement l’écart que cette formation vient combler.
La formation que je propose ne va pas vous apprendre à « prédire » quoi que ce soit. Le coaching n’a pas cette vocation, et ne laisse pas de place aux conseils et aux prédictions. En revanche, on s’y inscrit pour ajouter à sa pratique de coach un outil projectif d’une richesse rare, entièrement subordonné aux exigences du métier : objectif du client, confidentialité, non-directivité, limites de compétence.
Le tarot n’est jamais une fin en soi dans ce cursus ; il est au service exclusif de la maïeutique et de l’auto-responsabilisation de votre client. C’est cette hiérarchie — le coaching d’abord, le tarot ensuite, comme instrument — qui rend l’outil utilisable sans risque réputationnel, y compris face à un comité de direction ou dans un contexte corporate (qui verrait d’un très mauvais oeil le recours à des pratiques « fumeuses » toujours suspectes).
Trois usages, pas un seul
La plupart des personnes qui pensent « tarot » imaginent un usage unique : le tirage divinatoire en séance avec un consultant. Cette formation vous propose une architecture à trois niveaux, pensée pour vous, coach et votre pratique spécifique de l’accompagnement opérationnel :
- Vous préparer vous-même, en amont d’une séance de coaching importante, par un tirage d’ancrage qui clarifie votre posture et votre disponibilité intérieure avant de recevoir votre client.
- Vous auto-superviser, après la séance, en analysant à froid ce qui s’est joué, ce qui a résisté, ce que vous n’avez peut-être pas vu sur le moment — une grille de recul supplémentaire, en complément de vos supervisions professionnelles classiques.
- Proposer l’outil en séance avec certains clients, en sachant l’expliquer, le cadrer, et le proposer dans une logique de consentement éclairé plutôt que de mise en scène mystérieuse.
Cette combinaison des trois usages est la signature propre du cursus. Vous ne la retrouverez ni dans une école de tarot classique — centrée sur la seule consultation — ni dans un organisme de formation au coaching, qui n’intègre jamais un outil projectif à ce niveau de profondeur.
Le résultat, pour vous, c’est un instrument à trois usages plutôt qu’un simple gadget de séance : un outil qui travaille votre pratique professionnelle dans son ensemble, pas seulement le moment où le client est assis en face de vous.
Un protocole d’intervention structuré : T.I.R.A.G.E.
Ce qui distingue également cette formation d’une initiation informelle au tarot, c’est l’existence d’un protocole nommé T.I.R.A.G.E. — Territoire, Invitation, Reformulation, Activation, Génération, Émergence.
Vous ne repartirez pas avec une collection de significations de cartes à réciter, mais avec une méthode d’intervention structurée, enseignée pas à pas en première année et raffinée en seconde année à l’aide d’outils géométriques plus avancés : la Croix, la Rota, l’Arbre de Thot.
Cette progression garantit que vous saurez, à tout moment, pourquoi vous posez telle question à votre client, et non simplement quelle carte vous regardez.
Deux années, deux logiques complémentaires
Le cursus se déploie sur deux années indépendantes, chacune sanctionnée par un diplôme, pensées pour que vous puissiez vous arrêter après la première si vous le souhaitez, ou poursuivre vers l’approfondissement.
L’Année 1
Praticien Niveau 1 pose les fondations : la posture du praticien, le refus explicite de la prédiction, la maîtrise du sens des 22 archétypes, et l’intégralité du protocole T.I.R.A.G.E. pour intervenir en sécurité avec un client. La journée de lancement est pensée comme une expérience sensible et incarnée — vide mental, premier contact physique avec le jeu, premier tirage à une carte en binôme (le « Miroir de l’Instant ») — avant d’entrer dans les 22 séances de training d’1h30 en distanciel qui composent l’année.
L’Année 2
Praticien Niveau 2 vous fait passer, comme le formule le programme, « de la lecture par l’Âme à la communion par l’Esprit » : d’une approche sensible à une approche rigoureuse, appuyée sur la géométrie cachée du jeu — les trois Septénaires et l’Arbre de Thot. Vous y vivrez notamment la Grande Rota Humaine, un exercice d’immersion où les élèves incarnent physiquement les 22 arcanes disposés en cercle, pour ressentir corporellement les tensions et les polarités de la Rota — une expérience qu’aucun manuel ne peut remplacer. Cette année-là consolide aussi les usages 1 et 2 : votre préparation personnelle et votre auto-supervision, désormais nourries par des cas complexes et des situations difficiles.
Chaque année articule une journée présentielle de lancement, 22 séances de training d’1h30 à 2h en distanciel, et une supervision annuelle. Les apports théoriques — PDF et e-learnings — vous sont transmis en amont de chaque atelier, ce qui laisse l’intégralité du temps de séance à l’entraînement pratique plutôt qu’à l’exposé magistral. C’est un choix pédagogique déterminant : vous ne venez pas écouter, vous venez pratiquer.
La supervision : le cœur battant du dispositif
C’est sans doute l’élément qui distingue le plus nettement cette formation de tout ce que vous avez pu croiser ailleurs sur le tarot. La supervision n’est pas un module annexe, c’est le point d’orgue qui vérifie, année après année, que vous avez réellement intégré la posture et la méthode — pas seulement mémorisé un vocabulaire symbolique.
En première année, vous bénéficiez de deux séances de supervision individuelle de 30 minutes. La première vous aide concrètement à interpréter un tirage. La seconde vous met en situation directe : vous réalisez un tirage complet et l’interprétez en direct devant le formateur, qui challenge à la fois votre posture — présence, vide mental, écoute neutre, ton, gestion du temps — et votre interprétation symbolique — justesse des mots-clés, fluidité des combinaisons, respect de l’espace de liberté et de responsabilité de votre client. Vous en ressortez avec des axes de progrès personnalisés, pas une note globale.
En seconde année, le format change de nature : une supervision en sous-groupe d’1 heure par quartette, où vous présentez collectivement un cas réel — issu d’une consultation ou d’un entraînement d’inter-sessions — accompagné de la proposition d’interprétation que vous avez élaborée à plusieurs. Le formateur questionne et amende cette proposition, analyse si la question de départ posée au consultant était réellement maïeutique et responsabilisante, relit finement votre co-synthèse, et mobilise l’intelligence collective du groupe pour élever la qualité de l’accompagnement de chacun. Une séance de supervision individuelle supplémentaire reste proposable en option, pour ceux qui souhaitent un accompagnement plus resserré.
Ce changement de format d’une année à l’autre n’est pas anodin : l’individuel sert à ancrer votre posture personnelle en première année ; le collectif sert à affiner l’intelligence d’interprétation en seconde année, quand vous êtes déjà capable de travailler la matière avec des pairs plutôt que seul face au formateur. C’est une architecture de supervision comparable, en exigence, à ce qui se pratique dans les formations de coaching professionnel certifiantes — une rigueur que vous ne retrouverez dans quasiment aucune autre formation d’outil complémentaire au coaching.
Une promotion à taille humaine
Vous ne serez pas noyé dans une cohorte de cinquante personnes. Les promotions sont volontairement resserrées, entre 8 et 12 élèves, précisément pour permettre la constitution de sous-groupes stables — vos trinômes ou quartettes d’entraînement qui vous accompagneront tout au long de l’année — et pour maximiser les interactions réelles avec le formateur. C’est un choix qui a un coût organisationnel, mais qui vous garantit un suivi individualisé impossible dans les cursus de coaching généralistes à grands effectifs.
Une transmission incarnée, pas seulement théorique
Le formateur qui porte ce cursus est un coach professionnel expérimenté, formateur et superviseur de coachs depuis plus de dix ans. Ce n’est pas un détail biographique : c’est ce qui rend crédible la passerelle entre tarot et coaching, parce que cette passerelle est d’abord vécue avant d’être transmise.
Vous n’apprenez pas une théorie plaquée sur un outil ésotérique ; vous recevez une méthodologie de coaching « augmentée » avec le Tarot, et une supervision professionnelle, éprouvée dans l’accompagnement classique de coachs en entreprise, appliquée ici à un outil spécifique — le tarot utilisé de façon rationnelle, encadré en amont et en aval de chaque séance.
Ce que vous repartez avec vous
Au-delà de l’expérience vécue, le cursus vous donne des livrables concrets et durables : un ebook de sensibilisation (« Le Tarot, miroir du coach »), le programme détaillé de chaque journée et de chaque atelier, les apports théoriques en PDF et e-learnings fournis en amont de chaque séance, la grille de supervision individuelle et de sous-groupe elle-même, des fiches mémo sur la symbolique des cartes et les méthodes d’interprétation, ainsi qu’une charte éthique du praticien que vous rédigez vous-même en séance 2 et que vous révisez en fin de première année. Vous terminez également chaque année avec une « Trajectoire d’Étude » — un sujet d’exploration personnelle que vous suivez sur douze mois et que vous restituez à la journée de clôture.
Pour qui, et à quelles conditions
Cette formation s’adresse aux coachs professionnels en exercice ou en formation avancée, ainsi qu’aux autres professionnels de l’accompagnement. Aucun prérequis de pratique du tarot n’est nécessaire : vous partez de zéro sur l’outil, mais pas de zéro sur la posture d’accompagnement, ce qui change tout dans la façon dont l’outil est enseigné — jamais isolément, toujours rattaché à ce que vous savez déjà faire en tant que coach.
L’inscription se fait à l’année : la première année (Praticien Niveau 1) est un engagement autonome, qui se suffit à lui-même. La seconde année est un renouvellement facultatif, ouvert à tout diplômé du Niveau 1 qui souhaite approfondir sa pratique.
Il faut noter, en toute transparence, que cette formation n’est pas éligible à une prise en charge Qualiopi ni CPF : elle est financée directement par vous-même ou par votre organisme employeur, en dehors des dispositifs de formation professionnelle continue réglementée. C’est le prix d’un format volontairement artisanal et exigeant, plutôt que calibré pour répondre aux cases d’un référentiel de certification généraliste.
Ce que vous en retirez concrètement dans votre pratique
Au terme de ce cursus, vous disposez d’un outil de séance différenciant : peu de coachs proposent un support projectif aussi riche que 22 archétypes travaillés en profondeur, ce qui constitue souvent un levier de positionnement, et parfois de revalorisation tarifaire de vos séances.
Vous disposez surtout d’un « débloqueur » de situations : là où le tout-verbal s’essouffle depuis plusieurs séances, le tirage relance le mouvement sans que vous ayez à pousser ou tirer votre client vers une sortie qu’il n’a pas encore trouvée par lui-même. Et vous disposez, en creux, d’un outil réflexif pour vous-même : la préparation avant séance et l’auto-supervision après séance vous donnent une grille de recul sur votre propre pratique de coach, en complément — jamais en substitution — de vos supervisions professionnelles habituelles.
C’est là, sans doute, le véritable bénéfice de cette formation : elle ne vous transforme pas en tarologue, elle vous donne un instrument de plus pour rester exactement ce que vous êtes — un coach professionnel — mais avec une capacité d’écoute, de mise en mouvement et de recul sur votre propre pratique sensiblement élargie.
Zoom sur la supervision
Supervision individuelle :
- L’évaluation en situation réelle, pas déclarative. Beaucoup de formations évaluent sur la théorie ou sur des cas rapportés. Ici, l’élève est mis en situation live : il n’y a pas de place pour le récit reconstruit a posteriori. Cela révèle immédiatement les automatismes, les tics de langage, les évitements.
- Le focus double, symbolique ET postural, est ce qui distingue une formation au tarot d’un accompagnement professionnel structuré. La plupart des formations en tarot travaillent le sens des cartes ; très peu travaillent la présence, le vide mental, la neutralité de l’écoute et la gestion du temps — c’est-à-dire exactement ce que vous évaluez déjà chez un coach. Vous importez ici les critères de la supervision de coaching (qualité de présence, écoute active, non-directivité) dans un champ qui en manque cruellement.
- La règle de non-prédiction comme marqueur déontologique central. En la plaçant explicitement dans le débriefing, vous envoyez un signal fort : ce protocole forme des praticiens de l’accompagement, pas des diseurs de bonne aventure. C’est ce point qui différencie le plus nettement votre école.
Supervision en petits groupes :
- Le passage du cas individuel au cas clinique partagé. Le sous-groupe ne rejoue pas un tirage : il présente un cas réel, déjà travaillé collectivement. Cela évalue une compétence supplémentaire, absente du format individuel : la capacité à co-construire une lecture avec des pairs, à argumenter, à accepter la contradiction.
- L’analogie avec le groupe Balint est ici pertinente à mobiliser : comme dans les groupes Balint utilisés en médecine et en accompagnement, le but n’est pas de trouver « la bonne interprétation » mais d’affiner collectivement la posture et la relation à travers l’étude d’un cas concret.
- Le focus sur la reformulation de la question est le point le plus précieux du protocole. Nous évaluons ensemble ici une compétence rarement enseignée dans les formations en tarot : la qualité maïeutique de la question initiale posée au consultant. C’est exactement le cœur de métier d’un coach systémique — nous évaluons donc, en creux, si vous avez intégré une posture de coach avant de toucher aux cartes. Le tarot devient un révélateur de la qualité du questionnement, pas une fin en soi.
- L’intelligence collective comme levier de montée en compétence de groupe entier, et pas seulement des trois ou quatre élèves présentant leur cas : les autres sous-groupes présents bénéficient indirectement de l’amendement du formateur, ce qui démultiplie l’effet pédagogique par rapport au format individuel.