Coaching spirituel 6 août 2024

Amour vrai, véritable amour ?

  • Qu’est-ce que l’amour vrai ?
  • Qu’est-ce que le véritable amour ?
  • Est-ce que j’aime cette personne pour de vrai ?
  • Ou bien est-ce par exemple uniquement de l’attachement, lié à l’habitude, ou au besoin de sécurité ?

C’est très simple et très évident de répondre à cette question.

Pourtant quand on est un peu à côté de ses pompes (et cela arrive à tout le monde de temps en temps), il arrive qu’on ne sache pas vraiment y répondre.

Cet article vous propose quelques clés pour mieux comprendre ce que vous vivez.

Nous évoquerons notamment les différences de perspectives entre vie de couple et relations passagères.

A Retenir

  • L’amour vrai se distingue de l’attachement par une profonde connexion et une acceptation de l’autre.
  • Être amoureux n’est que le début d’un voyage, le véritable amour s’inscrit dans la durée et l’évolution.
  • L’amour authentique implique engagement, désir persistant et capacité à savourer même les difficultés ensemble.
  • L’amour de soi est fondamental pour vivre une relation équilibrée et éviter la co-dépendance affective.
  • Il est essentiel de différencier passion passagère et compatibilité profonde pour construire une vie de couple durable.
  • Poser ses limites et respecter son individualité permet à l’amour de s’épanouir réellement.

Toujours recommencer la même partie du voyage ?

Au début on a été amoureux peut-être… Et puis ce processus ponctuel lié à l’excitation de la nouveauté s’est probablement émoussé, et puis tari peut-être. Après la « nouveauté », il pourrait survenir la « familiarité », qui est un autre processus « amoureux ».

Et ainsi de suite : une nouvelle forme d’état amoureux s’offre à être expérimentée à chaque nouvelle étape de la relation. Mais il se trouve que certains restent collés, identifiés peut-être, coincés malheureusement, dans la sempiternelle recherche de ces premières palpitations qui les font se sentir en vie intensément.

Alors, ils vont d’expérience en expérience, pour tenter de ne vivre éternellement que ces excitations juvéniles (et déjà merveilleuses en effet), prémisses de l’amour vrai, qui, lui, va infiniment plus loin que cet apéritif…

  • Mais si vous le pouviez, aimeriez-vous revivre éternellement votre première année de maternelle ?
  • Vous, qui avez évolué d’année en année, ne savez-vous pas qu’il y a des choses intéressantes à vivre, après cette première année ?
  • Du coup, ne serait-ce pas dommage, voire aberrant, de refaire toujours le même parcours, sans jamais découvrir la suite ?

Etre amoureux n’était que le début du voyage merveilleux

Après l’état amoureux, qui est merveilleux, il y a encore toute la suite de la merveille à déployer. Et la merveille prend des formes variées et surprenantes, parfois un peu ingrates au premier abord. Oserez-vous vous laisser dérouter, surprendre, embarquer, loin de tout contrôle de votre mental, dans la grande expérience qui s’offre à vous ?  Il y a des signes qui ne trompent pas quand on aime quelqu’un pour de vrai.

  1. On trouver l’autre intéressant, toujours neuf, …finalement mystérieux. On est en appétit d’elle connaît autre davantage
  2. On a peur de le perdre. Quoi que, comme vous le verrez dans cet article, il faut avoir le courage de prendre ce risque pour justement ne pas le perdre en se perdant soi-même !
  3. On accepte la folie de s’engager avec lui dans l’inconnu
  4. On éprouver du désir, qui évolue, prenant différentes formes, mais ne disparaît pas (sauf maladie ou accident)
  5. On se sent exister plus fort en sa présence, et même en son absence, du simple fait de son existence

Comment savoir si je l’aime vraiment ?  

Récemment, un client en coaching me faisait part de son embarras par rapport à sa compagne, qui venait de le quitter.

« Je me sens tellement « perdu » que je ne sais même pas si je l’aime ou pas…Qu’est-ce que l’amour vrai ? »

Voici les 3 questions qu’il m’est venu de lui proposer en miroir, pour l’aider à y voir plus clair :

  1. Comment tu te sens en son absence  ?
  2. Comment est-ce que c’est génial entre vous quand ça se passe bien entre vous ?
  3. Et quand ça se passe mal, comment est-ce que c’est … génial aussi, finalement ?

Comment c’est en son absence  ?

Quand elle n’est pas là, elle te manque, tu penses à elle, la vie est un peu terne, tout en étant tout de même vivante et intéressante, mais c’est un peu comme s’il y manquait quelque chose, comme une bonne soupe sans sel ?

Ou bien quand elle n’est pas là, ça va aussi bien pour toi que si elle était là (voir même : encore mieux 🙂 ?

Là, tu commences à voir se dessiner ta réponse…

C’est comment, quand c’est bien ?

Quand elle est là et que cela se passe bien entre vous, est-ce que c’est « génial » ? Est-ce que tu te sens totalement en état d’amour envers elle évidemment, mais aussi  envers tous et tout, si bien que tu serais prêt à vivre cette expérience d’un bout à l’autre avec elle quoi qu’il arrive tellement c’est évident que c’est elle la compagne de ta vie ?

Ou bien est-ce que tu te dis, qu’avec une autre ça pourrait le faire aussi ?

Peut-être même encore mieux : avec une plus jolie-sexy-gentille-intelligente, etc… un peu comme avec un produit de consommation, tu pourrais ainsi comparer les fonctionnalités, lire des avis d’utilisateurs, comparer avec des produits concurrents, et en fonction de ton « budget » viser le meilleur rapport qualité/prix..?

C’est là qu’il ne faut pas se contenter d’être romantique, mais qu’il faut être profondément honnête envers soi-même. 

Voulez-vous rêver votre vie, ou bien vivre vos rêves ?…

Ne répondez pas trop vite à cette question, de façon automatique, en fonction de ce que vous aimeriez que soit la réponse (selon une moralité, une perspective religieuse, des peurs ancestrales, ou des rêves roses).

Soyez honnête, et prenez votre temps : il en va de votre vie.

Vous savez, peut-être que vous aimez vraiment cette personne, mais que votre amour n’a pas encore été complètement dégagé de sa gangue. Donc vous ne vous reconnaissez pas complètement dans ce qui est présenté là. Mais cela ne veut pas dire pour autant que votre relation n’en ait pas le potentiel. Vous pourriez être étonné, c’est surprenant la vie. Des fois cela se voit tout de suite, mais parfois il faut une épreuve pour que l’évidence jaillisse en pleine conscience.

A vous de voir…

Et quand ça se passe mal ?

Et enfin, quand elle est là et que ça se passe mal entre vous (si c’est la bonne personne pour toi, c’est très difficile à vivre, parce qu’elle te correspond bien et qu’elle sait instinctivement où taper pour te remettre en question là où cela te touche) :

  • est-ce que tu serais prêt à foutre en l’air votre relation sur un coup de tête pour ne plus vivre cela ?
  • ou bien est-ce que même ça, cette souffrance, c’est quand même bon, parce que c’est avec elle que tu le vis…

Ce sont « vos » disputes, et tu les aimes parce qu’elle est dedans et avec.

Une dispute AVEC ELLE, c’est peut-être une dispute, mais c’est quand même avec elle ! C’est toujours mieux qu’autre chose sans elle, ou un paradis avec une autre ?

Dans ce cas, même vos éventuelles disputes sont auréolés d’une sorte de sacralisation, et quand tu sors la tête du four et que tu reprends un peu de sérénité, tu abdiques de tout ego, tu renonces à avoir raison, tu ne veux pas avoir le dernier mot, tu ne te laisses pas faire, mais ce n’est même plus la question : tu l’aimes et ne voudrais pas qu’elle souffre.

La véritable affection est plus forte que le ressentiment.

L’ego est « vu », et dissout par l’amour vrai. Pour autant tu es libre et sans compromission : elle peut te quitter, c’est sa liberté. Cela ne te fait pas peur. Tu ne perdras rien, parce que grâce à elle tu t’es trouvé et qu’elle sera toujours en toi…

Du coup, tu peux pleinement te donner, sans arrière pensée, sans manipulation, sans attente cachée. Tu es prêt. A tout, tout le temps.

(Bon là, je reconnais que ça va un peu plus loin que le simple bout du nez. Si l’amour vous conduit là, c »est sans doute que cette relation vous a poussés un peu plus loin que sur le chemin ordinaire. Pourtant cet extra-ordinaire est très naturel. C’est là que va l’amour vrai, celui qui brûle toutes les scories et ne laisse derrière lui que de l’incandescence pure)

Tout est bon, du moment que c’est AVEC ELLE…

Il en va de même avec vos bouderies, vos impatiences, vos irritations, vos frustrations, vos déceptions, vos angoisses, vos colères, vos désespoirs : c’est toujours infiniment précieux parce que c’est AVEC ELLE ! Tout est bon du moment que c’est AVEC ELLE…

De votre passé, tu ne regrettes rien (au-delà du fait que si tu pouvais, tu ne referais pas les mêmes erreurs évidemment).

D’elle : tu ne changerais rien ! Et de votre avenir, tu n’as rien besoin de savoir, ni d’espérer ni de redouter, parce que ta vie est déjà réussie, du fait même de l’avoir connue. Il reste évidemment toute la suite à vivre, mais quoi qu’il arrive, c’est de moindre importance, ce ne sont là que des évènements.

Oui, si elle tombe enceinte « au mauvais moment », si elle te trompe, si elle te quitte, si elle attrape une maladie grave, si elle tombe en dépression, et si même elle mourait, ce serait pénible à vivre, mais ce serait quand même « bon », parce que ce serait toujours AVEC ELLE.

Et ce serait toujours d’elle dont il s’agirait (et tout est bon en elle et avec elle, même ses défauts et ses manquements)… Certes la séparation fera souffrir, mais ça c’est « le contenu de l’histoire ».

Quant à l’amour vrai, il n’est pas dans l’histoire. C’est plutôt l’histoire, plus ou moins réussie et plus ou moins agréable, qui est dans l’amour vrai, lequel est parfait…

Bon, alors là, tu réponds quoi ?

Prends le temps, retourne maintenant au contact avec elle, avec cette question, avec cette appétence, et tu verras bien ce qui infuse du sein même de la relation. La question t’apportera progressivement la réponse, sans que tu la cherches. Elle va s’imposer. Si c’est « Oui », c’est banco, mais accroche toi, ça va tanguer pour de vrai !

Parce que l’amour vrai n’est certainement pas une croisière tranquille…

Le courage de se séparer

Si c’est « non », ne perds pas de temps : prends tout ton temps pour te séparer si tu manques de courage pour le faire tout de suite (ou si les circonstances ne sont pas propices) mais ne faillis pas à cette séparation : elle est absolument nécessaire, sous peine sinon de te compromettre et de rendre trois personnes malheureuses :

  • Elle, celle avec qui tu ne rompts pas, et qui reste bloquée avec un homme qui ne la « mérite pas », puisqu’il ne l’aime pas vraiment…
  • Toi, qui passes à côté de ta vie, avec la mauvaise personne (même si tu as pour elle beaucoup d’affection, d’estime et de respect, même si c’est éventuellement la mère de tes enfants, même si… tout ce que tu voudras !)
  • Et ta véritable amoureuse, que tu ne connais pas encore peut-être, mais que tu trahis déjà en ce moment même, en n’ayant pas le courage de t’affranchir de tes chaines !

Par amour, sépare-toi !

Des concessions nécessaires

Après, bien sûr, tous les accommodements sont envisageables, à toi d’être créatif et aimant. Faire des concessions est une obligation. Une heureuse obligation, une joie d’offrir pour mieux partager. Co-construis avec tes partenaires de vie, ce qui paraîtra le plus juste.

Mais ne te soumets jamais pour faire plaisir. C’est un TRES mauvais calcul, qui ne fera plaisir à personne, en définitive…

Nota : Et bien sûr, on peut écrire « il » à la place de « elle » partout dans cet article. Là je racontais une séance de coaching à propos d’un homme qui, se demandait s’il aimait une femme, mais cela marche dans l’autre sens, entre deux êtres quel que soit leur sexe.

L’amour authentique n’est pas une question de sexe, ce n’est même pas une question de sentiment, c’est une expérience : l’expérience de l’unité de conscience entre deux êtres apparemment distincts et séparés.

L’amour est la reconnaissance intime de ne faire qu’un avec l’autre, au-delà des formes passagères. Cette expérience est ordinaire et très répandue, chacun la vit généralement avec ses parents en tant qu’enfant, puis avec ses partenaires amoureux, et enfin avec ses enfants… Rien de très original, et pourtant c’est extraordinaire ! Extraordinaire, comme l’est la vie ordinaire, tout simplement…

Une vie sans soleil

Si on pleure à la mort d’un être aimé, c’est parce qu’on sent la perte progressive des mémoires de cette expérience. Mais cette expérience d’unité va continuer, au-delà des mémoires qui en effet vont se transformer… C’est une sacrée expérience que de traverser cela.

Dans le film « 4 mariages et un enterrement », le jeune homme qui déplore la mort de son compagnon, est excessif peut-être, frappé de « passion ». C’est bien joué, et on sent qu’il est désespéré, éteint, et plein de rage pourtant. Pour lui, les obsèques de son compagnon sont évidemment un grand moment à vivre. Mais ce n’est qu’un moment, à propos duquel il se raconte une histoire terrible, qu’il met publiquement en scène. Il le fait avec sincérité (comme quand on est sincèrement malade).

L’être cher sur lequel il prenait appui, a disparu et il devra marcher sans appui dorénavant. Et il ne voit pas comment cela va être possible.

C’est pourtant impitoyablement nécessaire. Pour le moment, il croit que l’amour vrai cesse avec la mort de l’être aimé, et cela lui est évidemment insupportable. Mais il se rendra compte tôt ou tard qu’il se trompait. L’amour, comme la vie, n’a pas d’opposé (la mort n’est l’opposé que de la naissance, et la haine n’est qu’une forme douloureuse et réactive de l’amour).

Bien après, quand sa douleur sera partiellement digérée (en même temps que son apitoiement sur soi-même), et elle le sera forcément un jour, il reprendra contact avec sa propre Source, la vie qui s’écoule en lui-même.

Pour autant, il ne cessera jamais d’aimer son ami. Mais il n’en aura plus « besoin ». Leurs rencontres ne seront plus « nécessaires » pour qu’il sente l’amour en lui. De ce fait, leurs éventuelles rencontres seront vraiment « gratuites » (désintéressées), sans cause et sans objet, juste parce qu’elles s’imposeront comme une évidence (dans ce cas précis, la rencontre ne sera plus physique puisque l’un des deux est mort)…

Cet extrait m’avait marqué. Comment le ressentez-vous ?

Quant à la mort, elle n’est rien face à l’intemporalité de l’amour vrai. Et la Joie demeure, qui reprendra tôt ou tard son expression naturelle de joie d’être et de joie de vivre (mais longtemps après peut-être….). Le feu de vie reprend, comme des braises couvaient sous la cendre, et refont des flammes quand un peu d’air vient les attiser.

Amour vrai et déchirure

L’amour vrai n’a rien à voir avec l’histoire de solitude et de déchirure, qui survient toujours tôt ou tard, ne serait-ce qu’à la mort d’un des deux aimants.

Cette histoire de souffrance, qui est respectable, n’est qu’une mise en scène psychologique. Quand cette misérable histoire sera suffisamment déployée pour être vue et dissoute, il restera : l’amour vrai, sans histoire, un sentiment de tendresse toujours disponible, une Présence en soi, forte et tranquille, qui va au-delà de la séparation et de la mort.

Quelle présence ?

  • La présence de l’autre diront les romantiques (et les nécromantiques)
  • La Présence de Dieu diront les mystiques.
  • Tout en appréciant le point de vue des uns et des autres, je dirais juste « La Présence », qui est autant celle de l’autre, que du Tout Autre, que de soi-même.

Deux demi lunes ne feront jamais un soleil !

Avec la femme que j’ai eu la Grâce de rencontrer il y a longtemps, nous nous étions faits la réflexion un jour que  : « Deux demi-lunes ne feront jamais un soleil ! »

Cela signifiait que nous ne pouvions pas nous contenter d’être comme deux handicapés, prenant appui l’un sur l’autre, dans une relation de co-dépendance. Nous ne pouvions pas nous satisfaire d’une vie médiocre, que nous avions alors qualifiée « d’association de malfaiteurs ».

Nous devions absolument devenir deux soleils à part entière, deux êtres complets, et non deux demi-portions, sinon ce serait l’échec assuré. Nous en étions tous deux persuadés, forts d’expériences « antérieures ».

Pour autant, s’accomplir soi-même dans ses correspondances naturelles, n’était pas un pré-requis, mais plutôt une vigilance de chaque instant : ne jamais tomber dans la promiscuité de la fusion. Toujours garder suffisamment d’espace entre nous, pour épanouir l’être profond au soleil de l’autre, et non pas dépérir dans son ombre.

Pour cela il fallait d’abord se connecter en soi-même à l’amour vrai, et non pas seulement se brancher à l’amour par l’intermédiaire de l’autre.

Et quand la lune meurt, que devient le soleil ?

Depuis, cette femme que j’aimais tant : est décédée. Ce sont des choses qui arrivent, paraît-il… Et comme dans le film, ce fut pour moi un choc terrible. C’est là que j’ai compris pourquoi la scène m’avait touchée quelques années auparavant.

Le matin, au réveil, j’étais étonné que le soleil continue de se lever et de briller dans le ciel, alors qu’elle était partie ! Normalement le monde entier aurait dû disparaître, et pourtant j’étais encore là, stupéfait, abasourdi même.

Que faire de mes journées, du reste de ma vie ? …Vertigineux ! Et pourtant tellement ordinaire. Depuis que l’humanité est sur terre, combien de milliards d’humains ont vécu cette étrange aventure de perdre l’être aimé, croyant avoir perdu l’amour ?

En fait l’être aimé n’est pas l’amour !

L’amour ne disparaît pas, à la disparition de l’être aimé.

Il faut du temps pour s’en rendre compte, par soi-même. En étant le plus honnête possible avec soi-même, instant après instant, les émotions vous débordent de moins en moins, vous refaites surface et la vie reprend ses droits.

Et une certaine joie ne vous quitte plus, tandis que vous comprenez qu’en fait cette joie est votre nature profonde, la nature profonde de la vie, et que la tristesse y a toute sa place : elle fait même partie de la joie de vivre.

Quand les reflets de la lune disparaissent, le soleil de l’amour resplendit solitaire dans le ciel de la conscience.

Pas de mots, intense vibration…

Se concentrer sur soi pour aimer vraiment

L’amour de soi est l’expérience d’unité que fait la vie à travers soi, c’est l’amour du « Soi ».

L’amour de Soi, qui se manifeste sous la forme d’un sentiment pour quelqu’un, vient d’au-delà du « moi » et va au-delà de l’autre. C’est un amour intrinsèque, qui s’épanouit de lui-même, en lui-même, et pour lui-même. On pourrait presque dire qu’il s’agit d’un état d’amour, d’un amour sans objet.

C’est d’une exigence totale, radicale. Le prix à payer pour cette éthique d’intégrité personnelle peut être très lourd… Il ne faut jamais s’oublier soi-même en amour, sinon on se perd dans la fusion et ensuite dans la séparation.

  • L’amour courtois, sous la fable des niaiseries médiévales mal comprises, c’est cela, de tous temps : être soi pour mieux se laisser traverser par l’amour impersonnel.
  • Le tantrisme véritable, sous les pornographies exotiques et inutiles, c’est cela aussi : comment l’amour s’aime lui-même à travers l’intensité de la relation, au quotidien, bien au-delà d cela sexualité, qui peut être un prolongement magnifique d l’amour authentique.
  • L’extase et les nuits noires des mystiques, c’est cela encore (mais cette fois c’est l’amour avec Dieu).

En définitive, au-delà des vicissitudes du quotidien, il n’y a que cela à vivre : aimer… à mort finalement. C’est pourtant quelque chose que l’on ne peut pas « comprendre », parce qu’on ne peut que le vivre : dans l’ardeur de cette fournaise, le mental n’a pas entrée.

Il ne peut que rester à la porte, tandis que l’ego est vu affectueusement, dans sa vanité absurde, et que la vraie nature de la conscience se révèle à elle-même…

Comme le dit Barry Long, « seule la peur meurt », et comme le suggère Mooji : « le feu ne brûle pas le feu ». Sautez donc dans le feu, tout brûlera, sauf le feu de l’amour. (Eh, déconnez pas, ne sautez pas dans le feu, ce n »est une image ! 🙂

L’image actuelle n’a pas de texte alternatif. Le nom du fichier est : retrouver-lenergie-positive-inline-1-paix-amour-joie-liberte-300x225-1.webp

L’amour profond n’est pas une fuite en avant

Nous devons devenir pleinement équilibrés, complet, individualisé, équilibré, j’oserais dire « auto-satisfait », sinon nous serons toujours dépendants, et par cette fuite l’Amour vrai s’échappera inexorablement, parce que l’amour vrai n’est pas compatible avec les compromissions.

Il est impératif de s’individualiser totalement et d’être heureux complètement, même sans l’être aimé, pour pouvoir aimer complètement. Mais bien sûr, lorsqu’on commence dans l’aventure, on voit les choses à l’envers : 

On croit que cette relation va nous exonérer du travail personnel, que la relation va nous rendre heureux, sans que nous ayons à combattre nous-même nos propres dragons, pour être heureux par nous-mêmes ! Eh bien, il n’en est rien ! Et fort heureusement…

L’amour vrai est incompatible avec la médiocrité

L’amour ordinaire, l’amour médiocre, qui n’est pas de l’amour, mais de l’épicerie (mais rien à voir avec « le goût de l’épice » auquel faisait allusion Luis), ce n’est que de la manipulation réciproque !

A travers les tentatives de manipulation (reproches, plaintes, justifications) on essaie de voler de l’énergie, c’est du vampirisme de l’âme !

Pour vivre un véritable amour, il va falloir se départir d’un paquet de ces mauvaises habitudes, qu’on n’a peut-être même pas encore identifiées…

Il faudra de la persévérance et du courage, mais cela emmènera plus loin que les rêves auraient pu l’imaginer…

Une vidéo à propos du véritable amour

Dans cette vidéo, Isabelle Padovani fait une belle démonstration de reformulation, juste et synthétique, avant d’apporter des éléments de réponse à la fois précis et délicats.

https://www.youtube.com/watch?v=3PEVgVAdAlQ

Isabelle Padovani montre très bien en quelques phrases, précises et éclairantes, que cette expérience si vivifiante de se sentir amoureux-se vient en fait de nous-mêmes. Il se trouve que, plus ou moins profondément et durablement, c’est avec cette personne que se manifeste notre nature intrinsèque de bien-être et d’amour. Mais cet état d’amour n’est en fait pas dépendant de l’autre. 

Le mythe des flammes jumelles

Cette histoire inconsciente que nous serions en tous points faits pour quelqu’un, qui serait notre autre moitié, peut induire en erreur et faire beaucoup souffrir :

  • Parfois, on souffre de n’avoir pas encore trouvé cette fameuse « âme soeur » (et pendant ce temps on se détourne de la vie qui est en nous Et devant nous).
  • D’autres fois, on souffre d’avoir perdu cette âme soeur, suite à une rupture amoureuse par exemple.
  • Et on souffre également quand on est ensemble, parce qu’on est fusionnels et possessifs. Alors, on voudrait que l’autre nous appartienne, on voudrait n’être plus qu’un seul individu à deux. On souffre de la crainte de se perdre qui se manifeste par des disputes d’amoureux, de la jalousie, des reproches, etc… Et c’est le début de la fin de la belle histoire 🙁

Bref on souffre tout le temps à cause de fausses croyances ! On croit que l’amour est extérieur, alors qu’il n’est autre que nous-même.

L’amour n’est rien d’autre que : soi-même. Aimer, être conscient d’aimer, c’est être conscient de soi-même.

Relations amoureuses passagères et vie de couple

Comment savoir où on en est d’une relation amoureuse, est-ce une passade passionnelle ou bien quelque chose de plus profond et durable ? Le coaching peut vous aider à y voir plus clair en vous-même et à ajuster le comportement le mieux adapté pour prendre une position juste…

Différencier les différents aspects de la relation amoureuse

Chez un « partenaire » d’amour, il y a plusieurs facettes, liées mais distinctes cependant, qu’il faut pouvoir distinguer en soi pour y voir clair :

  • Celui ou celle avec qui l’on a des relations sexuelles gratifiantes (sensuelles, sensibles, excitantes)
  • Celui ou celle avec qui l’on fait des câlins tendres
  • Celui ou celle avec qui on partage une même passion, même démarche, même recherche…
  • Celui ou celle avec qui l’on partage de l’intimité intérieure (échanges profonds sur la vie, voire sur la métaphysique et la spiritualité)
  • Celui ou celle avec qui l’on partage diverses activités plaisantes
  • Celui ou celle avec qui l’on partage aisément des éléments du quotidien (partage d’un même lieu de vie : faire les courses, le ménage, etc…)
  • Celui ou celle avec qui l’on s’engage en confiance (enfant, crédit, projets, travaux, etc…)
  • Celui ou celle avec qui l’on est fier (ou pas gêné) d’apparaître en couple aux yeux des autres (les amis, la famille, les collègues, les voisins, etc…)
  • Et indépendamment de tout ce qui précède : celui ou celle pour qui l’on ressent une affection profonde, et avec qui on a envie de partager le maximum.

Il est intéressant de voir clairement ces différentes dimensions superposées, et de vérifier à quel point le tableau est complet ou s’il y a des cases insatisfaisantes, au sein d’une relation intime, si on envisage une « vie de couple », une relation amoureuse authentique, profonde et durable.

Voir plus loin que le bout de son nez…

Nous pouvons très bien vivre dans le présent, sans projections (nous le « devons » même), mais on ne doit pas ignorer que cela crée tout de même des habitudes (bonnes ou mauvaises), de la co-dépendance, donc de la vulnérabilité (même si cela compense des manques et semble donner de la stabilité et de la force par là-même).

Ainsi, sans s’en rendre compte, même se « fréquenter » gratuitement et légèrement nous mène infailliblement à tisser une histoire, support de projections inconscientes et involontaires diverses (attachements : désirs, peurs). Et on a vite fait de se retrouver à la tête d’un passé et d’un futur « ensemble »… 

Cependant, sont-ils choisis, sont-ils alignés avec nos aspirations profondes et notre trajectoire de vie ?

Jusqu’à quel point désire-t-on s’unir à l’autre ?

Jusqu’où veut-on partager ? 

Dans le fond, au-delà des bons côtés et des moments agréables, jusqu’à quel point est-on vraiment compatibles : valeurs, aspirations profondes, goûts, envies, modalités de fonctionnement ? (on peut être semblables ou complémentaires, les deux sont envisageables, parce que les deux présentent des avantages et des inconvénients).

Projetons-nous dans X années avec cette personne : 

  • A-t-on envie d’assumer ce qu’elle va devenir, fruit de son « karma » familial entre autres ? 
  • Aurons-nous l’amour suffisant pour nous montrer solidaire dans les difficultés (vieillissement, accidents, rigidifications, remontées du passé familial, etc…) ?

L’attraction que l’on ressent ne pourrait-elle pas n’être que ponctuelle, conjoncturelle, dépendante de facteurs circonstanciers ?

Ne risque-t-on pas de se retrouver embringué dans une aventure qui ne nous convient finalement pas tant que ça, une fois la nouveauté ou la situation auspicieuse dépassée ?

Cheminement intérieur de la conscience individuelle

La relation est une aventure merveilleuse et difficile. L’exploration, instant après instant, « sans se poser de questions » n’exclut pas de réfléchir, comme la lumière se réfléchit dans un miroir, de façon à être conscient de ce qui se joue dans ce qui est vécu.

  • Faut-il se laisser aller à la facilité d’un présent avenant, au risque de lendemains qui déchantent ?
  • Faut-il oser l’engagement dans le présent, quoi qu’il en coûte éventuellement plus trad ? Car, quand « plus tard » sera le présent, on devra y faire face, exactement comme aujourd’hui, avec courage, intégrité et poésie. 

Pour vivre en amoureux de la vie, il ne faut peut-être pas trop la « personnaliser » (en faire une affaire personnelle selon l’un des accords Toltèques), ne surtout pas en faire une histoire « grave » (forcément empreinte de la lourdeur liée à cette gravité).

La vivre intensément certes (comment faire autrement ?), mais sans « gravité », sans histoire (et sans ignorer cependant, que des histoires se tissent en permanence, autant qu’il y a de vagues à la surface de la mer. Des histoires, il ne peut pas ne pas y en avoir, mais on n’est pas obligé d’y croire et de se laisser prendre par elles :-).

S’aimer soi-même : Qu’est-ce que l’Amour de Soi ?

Ce n’est pas aimer le moi, c’est aimer le Soi.

L’amour de Soi n’a rien à voir avec l’égoïsme ou le narcissisme. Il ne s’agit pas de se considérer comme supérieur ou plus important que les autres, mais au contraire de reconnaître que nous sommes faits de la même essence que tout ce qui vit. Aimer le Soi, c’est expérimenter que la Vie nous traverse, nous constitue, et s’aime elle-même à travers nous.

Le Soi est ce qu’il reste lorsque toutes les illusions sur le moi sont tombées, pour reprendre la formule d’Eckhart Tolle.

Un amour sans objet

Ce qu’on appelle souvent “amour de Soi” n’est pas un sentiment dirigé vers soi comme on le ferait vers un autre. C’est un état d’amour, un état de conscience. On pourrait dire que ce n’est pas un verbe, mais un champ d’être.

L’amour du Soi ne dépend de rien ni de personne. C’est un amour intrinsèque, qui s’épanouit de lui-même, en lui-même, pour lui-même. Il ne provient pas d’un regard extérieur. Il rayonne depuis l’intérieur. C’est une qualité d’existence, un état naturel, que l’on redécouvre quand on cesse de se prendre pour ce que l’on n’est pas.

Quand on aime… qui aime qui ?

Ce que nous appelons “aimer l’autre” est souvent une projection d’un état d’amour intérieur que l’autre a activé ou révélé. L’erreur – largement partagée – consiste à croire que cet amour vient de l’autre, ou qu’il nous est donné par lui.

En réalité, c’est une expérience d’amour de Soi, projetée. L’autre sert de déclencheur, de support. Ce n’est pas lui qui produit l’amour, c’est la rencontre, la résonance, qui fait émerger ce que nous portons déjà.

C’est toujours l’Amour lui-même qui s’aime à travers nous.

Quand cet état d’amour est vécu pleinement, il devient une expérience spirituelle, non sentimentale. Le lien devient un miroir de notre propre nature.

Le piège de l’identification

Quand on croit aimer l’autre, on aime souvent ce qu’il reflète de nous : ce qu’on ressent, ce qu’il active, l’image flatteuse qu’il nous renvoie. Et tant qu’on n’a pas reconnu la source intérieure de cet amour, on entre dans des mécanismes de dépendance affective, de confusion, de fusion, parfois de possessivité.

Isabelle Padovani le montre très clairement : cette sensation puissante d’être amoureux vient en fait de nous. L’autre est un catalyseur. Mais croire que l’amour dépend de lui, c’est s’exposer à la souffrance. Ce malentendu donne naissance à une confusion fréquente : prendre un état d’amour pour une relation d’amour. Et lorsque la relation s’achève, on pense avoir perdu l’amour, alors qu’en réalité il est toujours là.

La fidélité à l’Amour de Soi

Il s’agit moins d’être fidèle à une personne qu’à la vérité de ce que nous sommes. L’amour véritable est fidèle à sa propre source. Il ne s’accroche pas, il ne réclame pas. Il est là, même si la forme change, même si la personne s’éloigne ou disparaît.

L’amour du Soi est presque impersonnel. Il est la vie qui se reconnaît elle-même. Il traverse nos liens sans s’y attacher. Il peut s’exprimer à travers un regard, une relation, une œuvre, une pensée, un silence.

Quand on est dans cet état de présence, on peut aimer vraiment, sans confusion. On aime l’autre non pour ce qu’il nous apporte, mais pour ce qu’il est : une autre expression de l’Unité. Une manifestation de la même vie, de la même lumière.

Le mythe des flammes jumelles

L’idée qu’il existerait une âme sœur parfaite, une flamme jumelle unique, induit une attente douloureuse. On souffre de ne pas l’avoir trouvée, on souffre de l’avoir perdue, et même lorsqu’on croit l’avoir trouvée, on souffre de la peur de la perdre.

Cette croyance est souvent le masque d’un besoin de fusion non résolu. En cherchant l’autre idéal, on se détourne de la seule rencontre essentielle : celle avec soi-même. L’amour n’a pas besoin d’être fusionnel pour être vrai. Il n’a même pas besoin d’être réciproque. Il est un état d’être.

Reconnaître que l’amour est toujours disponible en nous, indépendamment des circonstances, est un signe de maturité. C’est la fin de l’attente. Et le début de la liberté intérieure.

Renforcer son estime de Soi : quatre pratiques concrètes

L’estime de soi est le sol psychologique à partir duquel l’amour du Soi peut grandir. Voici quatre pratiques simples et puissantes :

1. S’accepter tel que l’on est
Écrire cinq qualités et trois exemples concrets qui les illustrent.
Faire de même avec cinq défauts : voir en quoi ils ne sont pas si graves, en quoi ils ont parfois un bon côté, et s’accepter avec ces imperfections.

2. Honorer ses besoins
Identifier cinq besoins peu reconnus dans son entourage.
Formuler des demandes précises, factuelles et respectueuses.
Transformer les reproches en demandes constructives.

3. Demander du feedback positif
Demander à des collègues ou proches ce qu’ils apprécient chez vous.
Écouter sans chercher à corriger ni minimiser.

4. Repenser ses échecs comme des apprentissages
Analyser ce qui a conduit à l’échec.
Visualiser la réussite à venir avec des ajustements réalistes.
Passer à l’action avec confiance.

D’où vient le manque d’estime de soi ?

Dès l’enfance, nous apprenons à réprimer ce que nous sommes pour être aimés. À rester assis sans bouger, à ne pas pleurer, à séduire pour obtenir, à nous conformer. Progressivement, on construit une personnalité, un personnage adapté, mais éloigné de notre source vivante.

Ce personnage a des qualités, mais il est aussi chargé de limitations, de conditionnements, de peurs. Et plus on s’identifie à lui, plus on s’éloigne de notre vérité profonde, de cette vie spontanée et pleine que l’on portait en soi enfant.

Être soi-même

Pas besoin de devenir moine, yogi ou philosophe pour expérimenter cela. Il suffit d’être là. Présent. Ouvert. Sans attente. Sans intention particulière. Juste habiter cet instant, tel qu’il est.

Dans cet état de présence, les pensées passent, les émotions se calment, les situations se simplifient. On ne cherche plus à manipuler la réalité, mais à la laisser être. On découvre alors que cette qualité d’attention est guérissante. Pour soi, et pour les autres.

Et en coaching, cet état est précieux. Il permet au client de s’aligner sur sa propre présence. La sérénité est contagieuse. Le Soi se réveille par résonance.

En conclusion

L’amour de Soi n’est pas une récompense, ni une construction narcissique. C’est une reconnaissance. Une évidence oubliée, redécouverte. Il n’a pas besoin de justification, ni de condition. Il est.

Et c’est à partir de cette reconnaissance que les relations peuvent devenir vraies, libres, joyeuses, sans dépendance ni confusion. Aimer alors, ce n’est plus chercher quelque chose chez l’autre. C’est donner forme à ce que nous sommes.

Pour aller plus loin : Se recentrer sur soi.