Coaching spirituel 6 mai 2026

La Liberté Intérieure

Alors que les inquiétudes géopolitiques et les incertitudes nous assaillent quotidiennement, une question essentielle se pose : « Qui sommes-nous vraiment ? » Ou encore : « Quelle est notre véritable demeure ? »

Le yoga et le Qi Gong nous enseignent une vérité fondamentale : nous habitons simultanément deux dimensions. 

  • D’un côté, notre enveloppe physique évolue dans un monde de changements constants, parfois réjouissants, parfois difficiles. 
  • De l’autre, notre conscience profonde demeure connectée à quelque chose d’inaltérable.

La Dualité est infinie et éternelle, autant que l’Unité !

Contrairement à certaines approches spirituelles qui cherchent à nier la dualité, en l’opposant à la seule Unité, seule vérité ultime, ces pratiques millénaires nous invitent à embrasser pleinement la dualité de la vie incarnée, à travers le corps que nous sommes. 

  • La dualité n’est pas une erreur : elle est l’expression vivante du principe Créateur. En tant que telle, elle est tout aussi sacrée et éternelle que son origine.
  • La dualité n’est pas notre ennemie. Elle est notre nature.

Sur le tapis de yoga ou debout dans la posture de l’arbre en Qi Gong, nous expérimentons cette coexistence : un corps soumis à la gravité et à l’effort, et simultanément une présence intérieure qui observe, sereine, inaffectée par les fluctuations de surface.

L’Inaltérable en Nous

Les événements continueront leur danse imprévisible. Certains nous inquiéteront, d’autres nous réjouiront. Les circonstances extérieures changeront. Certaines périodes seront lumineuses, d’autres plus sombres. Nous ne maîtrisons pas le cours du monde.

Mais voici ce que le yoga et le Qi Gong nous révèlent par l’expérience directe : même si l’air devenait irrespirable, même si la lumière du soleil nous était refusée, la conscience éveillée continuerait de rayonner. Cultiver cette conscience stable, c’est se donner à un ultime degré de liberté : celui de ne plus être ballotté par chaque vague.

Pourquoi ? Parce que sa source n’est pas extérieure. Le véritable « oxygène » de l’être éveillé n’est pas dans l’atmosphère mais dans la nature même de la conscience.

La Pratique comme Chemin de Liberté

C’est là que nos pratiques prennent tout leur sens. Elles ne sont pas de simples exercices de bien-être. Elles sont des laboratoires quotidiens où nous expérimentons cette vérité : nous pouvons choisir notre demeure intérieure.

Chaque posture, chaque mouvement fluide, chaque respiration consciente nous ramène à cette réalité : nous participons du périssable ET de l’éternel. Cette double appartenance n’est pas une contradiction, c’est notre richesse.

Au-delà de la Peur

Les événements du monde continueront leur danse imprévisible. Certains nous inquiéteront, d’autres nous réjouiront. Mais cultiver cette conscience stable, c’est se donner la liberté de ne plus être ballotté par chaque vague.

Ce n’est pas de l’indifférence. C’est choisir depuis quel endroit nous rencontrons la vie : depuis l’agitation de surface ou depuis la profondeur tranquille.

Le yoga et le Qi Gong ne nous promettent pas un monde parfait. Ils nous offrent quelque chose de plus précieux : la capacité de rester entiers et intègres, quelle que soit la météo extérieure.

La Double Nature selon Karlfried Graf Dürckheim

Dans « L’homme et sa double origine », Dürckheim expose une vision fondamentale : l’être humain possède deux racines existentielles. D’une part, notre nature terrestre, conditionnée, ego-centrée, celle qui nous maintient dans les tensions et les peurs. D’autre part, notre nature essentielle, notre être profond relié à la transcendance, au Soi avec un grand S.

Cette double origine n’est pas un dualisme à surmonter, mais une polarité à vivre pleinement. L’erreur serait de vouloir échapper à notre humanité pour atteindre le spirituel, ou inversement, de nier notre dimension transcendante au nom du réalisme.

L’Erreur du Contrôle : La Violence Subtile

Combien de débutants, dans leur travail du hara, tombent dans ce piège subtil ! Ils sentent leurs épaules nouées, leur nuque contractée, leur respiration bloquée. Alors, avec la meilleure volonté du monde, ils s’acharnent : « Je dois détendre mes épaules, je dois relâcher cette tension… »

Mais voici le paradoxe : vouloir détendre une contracture, c’est déjà une forme de violence. C’est l’ego qui s’ingère, qui veut contrôler, modifier, corriger. C’est partir du haut, du mental, pour imposer sa volonté au corps, tout en bas très loin de soi. Cette approche ne fait qu’ajouter une séparation et une tension supplémentaire – celle de l’effort de détente ! – à la tension existante.

Le débutant ne comprend pas encore qu’on ne peut pas « faire » le lâcher-prise. On ne peut que créer les conditions pour qu’il advienne.

La Voie Juste : S’Enraciner pour S’Élever

La solution est à l’opposé de ce que suggère l’intuition première. Il ne faut pas s’occuper directement des épaules contractées. Il faut descendre, s’établir en bas, dans le bassin.

Imaginez une coupe, large et stable, posée fermement sur la terre. Le bassin devient cette coupe : ouvert, ancré, présent. Pas crispé dans une volonté de force, mais simplement là, offrant sa présence dense et tranquille. C’est le « hara plein » dont parlent les traditions orientales, ce centre de gravité vital situé quelques centimètres sous le nombril.

Quand vous prenez véritablement appui sur ce bassin ferme et ouvert, quelque chose de miraculeux se produit : les épaules se libèrent d’elles-mêmes. Sans effort, sans volonté. La colonne vertébrale, solidement ancrée dans sa base, peut alors s’élancer naturellement vers le ciel comme une flèche, légère et droite.

Les Deux Directions de l’Être

L’image de la coupe et de la flèche incarne précisément la double origine de Dürckheim :

  • La coupe : notre enracinement terrestre, notre incarnation, notre capacité à recevoir, à accueillir la vie telle qu’elle est, avec son poids, sa densité, sa gravité.
  • La flèche : notre élancement vers le transcendant, notre aspiration verticale, notre capacité à nous élever, à nous ouvrir à plus vaste que notre petit moi.

Il faut les deux. Une spiritualité qui nierait le bassin, qui voudrait être pure élévation, pure légèreté, resterait désincarnée, coupée du réel, névrotique. Mais une vie qui s’enfoncerait uniquement dans le dense, sans cette verticalité, serait écrasée, privée de sens, de souffle.

La Leçon Profonde

Ce qui se joue dans cette erreur du débutant avec ses épaules contractées dépasse largement la technique corporelle. C’est toute une approche de l’existence qui se révèle :

  • Nous ne nous transformons pas par la volonté frontale
  • Nous ne nous libérons pas en nous battant contre nos blocages
  • Nous ne grandissons pas en nous ingérant nous-mêmes

Nous nous transformons en créant les bonnes assises. En nous établissant solidement là où nous devons être établis. Le reste suit, naturellement, comme l’eau qui s’écoule quand on libère le passage.

C’est cela, une spiritualité incarnée : ne pas chercher à s’évader du corps et de la terre pour atteindre le ciel, mais s’enraciner si profondément dans la terre que le ciel vient de lui-même nous traverser.

Pratiquez votre spiritualité dans votre corps

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Les Trois Degrés de Liberté Face aux Situations Bloquées

Quand la vie nous confronte à des situations où nous nous sentons coincés, impuissants face à des circonstances qui nous dépassent, nous avons tendance à osciller entre deux extrêmes : soit nous nous adaptons tant bien que mal en surface (mais ce n’est ni agréable, ni satisfaisant à terme), soit nous nous résignons à subir. Pourtant, il existe un chemin moins évident, plus profond, qui ouvre sur une véritable liberté intérieure.

En tant que coach de dirigeants et professeur de pratiques corporelles ancestrales, j’ai observé que cette liberté s’articule autour de trois degrés de conscience et d’action. Chacun représente une strate différente de notre capacité à transformer notre rapport aux événements.

Le Premier Degré : L’Ajustement Tactique

La tentation de l’adaptation superficielle

Marie, 42 ans, directrice commerciale, vient me consulter épuisée. Son mari traverse une période difficile avec des symptômes physiques récurrents qui l’inquiètent beaucoup. Elle se retrouve à gérer seule l’essentiel de la logistique familiale, à réorganiser constamment son emploi du temps professionnel, à moduler sa communication pour ne pas aggraver l’anxiété de son conjoint.

« Je fais tout ce que je peux », me dit-elle lors de notre première séance. « Je me lève plus tôt, je décale mes réunions, je parle différemment, je marche sur des œufs. Mais j’ai l’impression de colmater les brèches d’un bateau qui prend l’eau. »

C’est le premier degré de réponse face à une situation contraignante : l’ajustement tactique. On modifie sa posture, ses gestes, ses actions, son discours. On aménage à la marge. C’est nécessaire, pragmatique, et cela permet de tenir à court terme.

L’exercice du « oui contraint, oui consenti »

Lors de notre deuxième séance, je propose à Marie un exercice simple inspiré du Qi-Gong, où l’on travaille précisément sur la distinction entre tension subie et engagement choisi.

Déroulement :

  1. Debout, pieds ancrés largeur de hanches, genoux légèrement fléchis
  2. Levez les bras devant vous à hauteur d’épaules, comme si vous portiez un poids lourd
  3. Premier temps (2 minutes) : portez ce poids imaginaire en vous répétant mentalement « je dois le faire, je n’ai pas le choix »
  4. Deuxième temps (2 minutes) : même posture, mais en vous disant « je choisis de le porter, c’est ma décision pour l’instant »
  5. Observer les différences de sensations corporelles

Ce qui s’est produit pour Marie :

Après seulement quelques secondes dans la première phase, ses épaules ont commencé à trembler, son souffle s’est bloqué, son visage s’est crispé. « C’est exactement comme ça que je me sens tous les jours », a-t-elle murmuré.

Dans la seconde phase, quelque chose d’étonnant s’est produit. Même si la posture était identique, ses épaules se sont légèrement abaissées, sa respiration s’est approfondie, son regard a changé. « C’est bizarre, c’est comme si le poids était moins lourd, alors que mes bras sont toujours en l’air de la même façon. »

L’effet produit :

Cet exercice révèle une vérité fondamentale : ce n’est pas tant la situation objective qui nous épuise que la façon dont nous nous y rapportons mentalement. Porter quelque chose « parce qu’on doit » crée une tension musculaire et psychique supplémentaire. Porter quelque chose « parce qu’on choisit de le faire, même temporairement » redistribue l’énergie différemment.

Mais cela reste limité. Marie adaptait mieux sa posture intérieure, mais restait enfermée dans la même logique : « la situation est comme elle est, je m’y adapte ». Elle n’accédait pas encore à une compréhension plus profonde de ce qui se jouait réellement.

Le Deuxième Degré : La Lecture Systémique

Au-delà de la causalité linéaire

Trois semaines plus tard, Marie revient avec une observation troublante : « Plus je m’arrange pour alléger les choses pour mon mari, plus il semble anxieux. C’est presque comme si mes efforts aggravaient le problème. Nous nous acheminons inexorablement vers une crise avec plus de tensions et de frustrations chaque jour. »

C’est le moment d’introduire le deuxième degré : la compréhension systémique. Nous ne sommes plus dans le « A cause B » mais dans le « A et B se renforcent mutuellement dans une boucle ».

L’exercice du « cercle qui se mord la queue »

Je propose alors à Marie un exercice de mouvement inspiré du yoga et du Qi-Gong, combiné à une exploration narrative.

Déroulement :

  1. Assise en tailleur, les mains posées sur les genoux
  2. Mouvement circulaire du buste, lent, continu, dans le sens des aiguilles d’une montre
  3. À chaque tour, énoncer à voix haute une partie de la boucle relationnelle :
    • « Olivier est anxieux » (devant)
    • « Je prends en charge » (côté droit)
    • « Il se décharge » (derrière)
    • « Son anxiété augmente » (côté gauche)
    • Retour au point de départ
  4. Après 3 minutes, inverser le sens du cercle
  5. Puis, rester immobile au centre et respirer

Ce qui s’est produit pour Marie :

Pendant les premiers tours, Marie suivait mécaniquement les mouvements. Puis, vers le cinquième tour, elle a ralenti et murmuré : « Attends… c’est moi qui nourris le système. En prenant tout en charge, je l’empêche de se confronter à la réalité. Et du coup, il peut continuer à s’enfoncer dans ses histoires. »

Quand elle a inversé le sens, elle a spontanément modifié les phrases : « Et si je ne prenais pas tout en charge… il devrait faire face… et peut-être qu’il irait vraiment voir un médecin… ou qu’il réaliserait que ce n’est pas si grave. »

L’effet produit :

Le mouvement circulaire du corps incarne physiquement la nature cyclique des interactions. En inversant le sens, on explore concrètement l’idée qu’on peut « sortir du cercle » ou « entrer par une autre porte ». L’immobilité finale permet d’accéder à un point de vue extérieur au système, un « centre » depuis lequel on observe sans être emporté.

Les questions systémiques en coaching

À partir de cette prise de conscience corporelle, nous avons pu explorer des questions plus profondes :

  • « Quel sens cela a-t-il que cette situation survienne maintenant, dans votre couple, dans votre famille ? »
  • « Quels besoins cachés votre mari pourrait-il satisfaire à travers ses réactions ? Attention, sécurité, permission de ne pas assumer certaines choses ? »
  • « Comment ces besoins pourraient-ils être comblés autrement, à moindre coût pour tout le monde ? »
  • « Quelle est votre propre contribution involontaire au maintien de cette dynamique ? »

Marie a réalisé quelque chose de déstabilisant : en devenant ultra-efficace et en compensant tout, elle privait son mari de l’opportunité de rencontrer les conséquences réelles de son comportement. Elle empêchait aussi la famille de s’ajuster collectivement. Son dévouement, bien qu’admirable, maintenait le problème en place.

A cet exercice, on peut ajouter une séquence de Tapping, pour libérer des émotions enfouies.

Le piège du deuxième degré :

Attention : comprendre la logique systémique peut devenir un nouveau piège. On peut se dire « ah, je comprends maintenant pourquoi ça coince » et en rester là, dans une analyse intellectuelle qui ne change rien. Ou pire, on peut utiliser cette compréhension pour manipuler le système de façon encore plus sophistiquée.

C’est là qu’intervient le troisième degré.

Le Troisième Degré : L’Accueil de Soi

La question essentielle

« Qu’est-ce que cette situation vient révéler en vous ? Qu’êtes-vous appelée à accueillir, accepter, lâcher, ou au contraire à affirmer avec force ? »

Cette question a fait pleurer Marie. Après un long silence, elle a dit : « Je crois que j’ai peur d’être heureuse si lui ne l’est pas. Comme si je n’en avais pas le droit. Et en même temps, j’en veux à tout le monde, y compris à moi-même. »

Nous touchons là au cœur du troisième degré : l’accueil radical de ce qui est, en soi. Il en va de la liberté intérieure et individuelle. Est-on là seulement pour faire plaisir, pour plaire aux autres en nous adaptant à eux, en répondant à leurs besoins end demandes, ou bien est-on là d’abord pour soi-même, à parité avec l’autre. Il y a dans ce cas une écologie de soi-même et du système relationnel à reconsidérer.

L’exercice des « trois respirations, trois identités »

Pour explorer cette dimension, j’ai guidé Marie dans un exercice de respiration yogique adapté au coaching.

Déroulement :

  1. Position allongée, yeux fermés
  2. Première respiration (5 minutes) : « Je suis un être humain qui a le droit d’être heureux, indépendamment des circonstances extérieures »
    • Inspiration : « J’accueille mon droit au bonheur »
    • Expiration : « Je relâche la culpabilité »
  3. Deuxième respiration (5 minutes) : « Je suis une mère, une co-parente responsable »
    • Inspiration : « J’accueille ma responsabilité envers mes enfants »
    • Expiration : « Je relâche le besoin de tout contrôler »
  4. Troisième respiration (5 minutes) : « Je suis une épouse, une amie, une partenaire »
    • Inspiration : « J’accueille mon désir de relation authentique »
    • Expiration : « Je relâche le besoin de sauver l’autre »
  5. Intégration (5 minutes) : respiration libre, en laissant les trois dimensions coexister
  6. En synthèse : Et si l’autre devait ne jamais être heureux, que lui apporterais-je en partageant son état, ou bien en modélisant avec empathie et douceur ce que c’est que d’être heureuse malgré les circonstances peu favorables ? »

Ce qui s’est produit pour Marie :

La première phase a été difficile. Marie a eu du mal à respirer profondément, comme si quelque chose bloquait. « C’est comme si je n’arrivais pas à me donner cette permission », a-t-elle dit. Nous avons ralenti, accueilli cette résistance sans la forcer.

La deuxième phase a été plus fluide. Marie a réalisé qu’en tant que mère, elle avait une responsabilité d’incarner une femme équilibrée, pas une femme sacrifiée. « Mes enfants ont besoin d’une mère vivante, pas d’une martyre. »

La troisième phase a ouvert quelque chose d’inattendu. En se reconnectant à son identité d’épouse et d’amante, Marie a pleuré. « J’ai envie d’un partenaire, pas d’un patient. J’ai envie de désirer et d’être désirée, pas de materner un adulte. »

L’effet produit :

Cet exercice opère à plusieurs niveaux. Physiologiquement, la respiration profonde active le système nerveux parasympathique, qui régule le stress et favorise un état de calme alerte. Psychologiquement, articuler à voix haute des vérités enfouies crée un « témoin intérieur » qui valide ces besoins légitimes.

Mais surtout, l’exercice révèle que nous portons en nous plusieurs identités simultanées, chacune avec ses besoins propres. Le conflit intérieur naît quand on hiérarchise rigidement ces identités ou qu’on en sacrifie certaines.

Les trois axes de clarification

À partir de cette exploration, nous avons travaillé sur trois questions structurantes :

1. Sur quoi lâcher prise ?

Marie devait lâcher prise sur :

  • Le besoin de contrôler l’état émotionnel de son mari
  • L’idée qu’elle était responsable de son bien-être psychologique
  • La culpabilité d’avoir des besoins propres
  • L’espoir de « sauver » la situation par ses seuls efforts

2. Sur quoi se concentrer résolument ?

Elle devait se concentrer sur :

  • Son propre équilibre émotionnel et physique
  • Des relations authentiques basées sur la vérité, pas sur l’évitement
  • Le modèle qu’elle incarnait pour ses enfants
  • Des limites claires et bienveillantes

3. Quels sont ses besoins intrinsèques ?

Nous avons clarifié trois niveaux de besoins :

  • En tant qu’être humain : joie, liberté, créativité, repos, plaisir
  • En tant que mère : transmettre des valeurs de responsabilité et d’authenticité
  • En tant que partenaire : réciprocité, désir, complicité, respect

L’Intégration : Quand les Trois Degrés Se Rencontrent

Six semaines après cette séance, Marie est revenue transformée. Non pas que la situation extérieure ait radicalement changé, mais son rapport à celle-ci était méconnaissable.

Elle avait :

  • Maintenu ses ajustements pratiques (degré 1), mais en conscience, sans ressentiment
  • Modifié sa façon d’interagir avec son mari en arrêtant de compenser systématiquement (degré 2)
  • Repris contact avec ses propres besoins, en s’autorisant du temps pour elle, en exprimant clairement ses limites et ses désirs (degré 3)

« Le plus étonnant », m’a-t-elle confié, « c’est que quand j’ai arrêté de tout prendre en charge, mon mari s’est effectivement retrouvé face à ses contradictions. Ça a créé une crise pendant quelques jours. Et puis il a fini par consulter un médecin sérieusement. Il n’y avait rien de grave. Mais surtout, on a eu des conversations qu’on n’avait plus eues depuis des années. Vraies. Un peu dures parfois, mais vraies. »

La Pratique au Quotidien

Ces trois degrés ne sont pas des étapes linéaires à franchir une fois pour toutes. Ce sont plutôt des dimensions de notre liberté que nous pouvons activer selon les situations.

Parfois, il suffit d’un ajustement tactique. D’autres fois, il faut comprendre la danse systémique. Et régulièrement, nous devons revenir à nous-mêmes pour nous demander : « Qu’est-ce que je vis ? Qu’est-ce que j’accueille ? Sur quoi je lâche ? Sur quoi je m’engage ? »

La sagesse consiste à reconnaître quel degré est pertinent à quel moment.

En bonus : Le Quatrième Degré – La Liberté Sans Objet

Quand le sujet devient l’objet de l’enquête

Il existe un niveau encore plus radical d’exploration, que je propose à certains clients lorsque les trois premiers degrés ont été suffisamment intégrés. Ce niveau touche à ce qu’on pourrait appeler le coaching spirituel ou l’investigation ontologique

Nota : certaines personnes se sentent prêtes à commencer le travail d’investigation par cette 4ème porte. Les 3 autres se franchissent ensuite par surcroît, avec plus de facilité, s’il en est encore besoin.

Après avoir ajusté nos comportements, compris les dynamiques systémiques, et accueilli nos besoins profonds, une question ultime peut émerger : « Qui est celui ou celle qui se sent bloqué(e) ? »

Marie est revenue me voir un an après notre travail ensemble. La situation avec son mari s’était considérablement apaisée. Mais elle portait une question nouvelle : « J’ai l’impression d’avoir résolu ce problème-là, mais je commence à voir que le même schéma se reproduit partout. Avec mon équipe au travail, avec mes enfants, avec mes parents. C’est comme si je portais en moi une structure qui génère toujours le même type de situations. Qui suis-je vraiment, au-delà de tous ces rôles ? »

L’exercice du témoin silencieux

Pour explorer cette dimension, je guide Marie dans une pratique méditative issue des traditions contemplatives, que j’ai adaptée au contexte du coaching spirituel.

Vous Sentez-vous Coincé dans une Situation Dont Vous Ne Voyez Pas l’Issue ?

Si vous vous reconnaissez dans l’histoire de Marie, si vous sentez que vous tournez en rond, que vos efforts ne changent rien, ou pire, semblent aggraver les choses, peut-être est-il temps d’explorer une autre voie.

Un accompagnement en coaching, nourri par une approche intégrant le corps et la conscience, peut vous permettre de :

  • Identifier les ajustements immédiats qui vous redonneront de la respiration à court terme, sans vous épuiser
  • Comprendre les dynamiques cachées qui maintiennent la situation en place, au-delà des apparences
  • Reconnecter avec vos besoins profonds et retrouver votre légitimité à être pleinement vous-même

Vous n’êtes pas condamné à subir. Vous n’êtes pas obligé de vous sacrifier. Vous n’êtes pas seul face à l’impasse.

La liberté commence par un premier pas : celui de regarder la situation autrement.

Si vous ressentez cet appel, si quelque chose en vous dit « oui, j’ai besoin de ça », je vous invite à prendre contact. Nous explorerons ensemble, dans un espace de confiance et de bienveillance, les chemins qui s’ouvrent quand on accepte de voir ce qui est vraiment là.

Parce qu’au fond, vous le savez déjà : la situation n’est jamais aussi figée qu’elle en a l’air.


Contact : Paul Devaux 0671849706, Coach spirituel | Professeur de Qi-Gong et de Yoga