Sommaire
- A Retenir
- L'état de veille est contraint
- Des idées pseudo personnelles.
- S'éveiller de l'état de veille
- Et cela nous réveille !
- Pas obligé de croire aux histoires
- Se réveiller est naturel et simple
- Le risque de se comparer spirituellement
- Chercher midi à 14 heures
- Qu'est-ce qui permet de s'éveiller ?
- Se rendre disponible
- Coaching et état de veille : on va là où c'est chaud pour vous !
L’état de sommeil paraît contraint (sauf exception, nous ne contrôlons pas ce qui s’y passe, puisque nous dormons), alors que l’état de veille paraît libre. Du coup on a l’impression de reprendre le contrôle de soi et de sa vie lorsque l’on s’éveille de l’état de sommeil.
Mais à y regarder de plus près, l’état de veille est finalement beaucoup plus « contraint » que l’état de « sommeil », qui est peut-être plus proche qu’on le croit de la liberté de la vraie nature de l’être.
- La question se pose alors de savoir comment s’éveiller de l’état de veille, de même qu’on s’éveille le matin de l’état de sommeil profond après une bonne nuit « d’inconscience » ?
- Comment s’éveiller à la vraie nature de l’être profond que l’on est, à l’état de « Présence à l’instant présent », tout en étant parfaitement lucide et conscient ?
- Comment se connecter à la profondeur de l’expérience, sans rien louper de ce qui est à vivre aussi en surface, dans une vie ordinaire tout aussi passionnante. C’est justement cela qui est extraordinaire (voir aussi cet article : « Spiritualité quotidienne, spiritualité intégrée« )
A Retenir
- L’état de sommeil est moins contraint que celui de veille, offrant une liberté inattendue.
- Nos pensées ne sont pas vraiment personnelles, elles sont conditionnées par nos expériences passées.
- Le véritable éveil ne peut être forcé ou planifié, il survient naturellement et simplement.
- Les pratiques spirituelles célèbrent l’éveil mais ne le déclenchent pas.
- Le coaching vise un éveil intérieur en alignant les objectifs avec la vocation personnelle.
L’état de veille est contraint
A l’état de veille, on se croit libre, parce qu’on s’est imaginé être « quelqu’un », une personne bien identifiée, et séparée du reste du monde, lui-même constitué d’objets distincts les uns des autres. Mais au-delà du fait que cette vision de soi et du monde n’est qu’une représentation mentale, une croyance arbitraire et restrictive par rapport à la réalité de ce que nous sommes et de ce qui est, l’état de veille dont nous faisons l’expérience n’est généralement qu’une somme de choix contraints par des conditionnements, issus d’expériences antérieures.
Ainsi, malgré les apparences, personne n’est libre d’aimer ce qu’il aime, ni de vouloir ce qu’il veut. Ceci vient la plupart du temps de la mémoire, donc du passé. Or, quand le présent est déterminé par le passé, on ne peut tout de même pas dire qu’il soit tellement libre.
La véritable liberté est toujours dans le présent, au-delà des conditionnements du passé…
Des idées pseudo personnelles.
Par exemple, quand nous croyons avoir une idée « personnelle » ce n’est peut-être qu’une pensée qui surgit dans le champ de la conscience, et qu’arbitrairement nous nous approprions en décrétant : « ceci est « moi » et « cela est mon idée, que j’ai eue, moi »… comme si nous étions l’auteur de nos pensées, alors même qu’à l’évidence : « nos » pensées vont et viennent à leur guise, de façon automatique et conditionnée :
- Essayons donc d’arrêter de penser pour voir…
- Ou essayer de ne pas penser à ce à quoi vous pensez… Vous ne pouvez pas ! Vous pouvez essayer de penser à autre chose, et croire que vous avez choisi une nouvelle pensée. Mais ce n’est pas exact : vous avez simplement choisi d’orienter le champ de votre attention dans une autre direction, dans laquelle est survenue une autre pensée, sur laquelle vous n’avez pas plus de prise que sur la précédente (voir aussi : « Le mécanisme de la pensée »).
Les pensées sont des productions du cerveau, qui travaille à votre insu de même que votre coeur bat sans votre intervention délibérée et volontaire. Nous n’aurions pas l’idée de nous approprier un mérite aux battements de notre coeur, alors pourquoi nous croire l’auteur des « créations mentales » de notre cerveau ?
A l’état de veille, nous sommes pris par nos croyances, par nos mécanismes réactionnels (nos émotions), par vos habitudes comportementales, par les inclinations de votre corps, elles-mêmes issues de votre histoire. Il n’y a pas tellement de liberté dans tout ça.
S’éveiller de l’état de veille
S’il y a une liberté quelque part (et forcément c’est le cas, sinon le jeu ne serait pas complet, il n’y aurait pas de ressort à la vie, pas de dynamique, et finalement : pas de vie !), elle n’est probablement pas dans ce qu’on appelle ordinairement « l’état de veille ».
Ce dernier semble plutôt être un état d’assoupissement et d’amoindrissement de la conscience, du fait de tous les conditionnements, qui déterminent jusqu’aux plus petites inclinations. Quand on est emporté par ses pensées, débordé par ses émotions, déterminé par ses habitudes : on n’est ni libre, ni conscient.
Toutefois, on dispose tout de même d’une liberté par rapport à cet état de somnolence, qui est ordinaire et semble inhérent à l’état de veille : on peut le constater, l’observer, et reconnaître les limitations que nous posons nous-même.
Et cela nous réveille !
Dès lors, il ne nous prend plus de la même manière, puisqu’on le voit. Nous ne sommes plus inconscients du conditionnement, puisqu’on le voit l’oeuvre. Et quand on le regarde intensément, passionnément (parce que dans un premier temps, il n’y a que cela à voir quand on regarde), tout l’édifice mental artificiel est ébranlé et commence à se désagréger : il perd de sa consistance et de sa rigidité. Et puis des pans entiers parfois s’effondrent.
Et ainsi, lorsque un certain sursaut de la conscience se produit momentanément, on constate l’endormissement précédent, que l’on prenait à tort pour un état de liberté et de conscience. En fait la conscience était restreinte, tant que nous étions en train de « croire » aux pensées et de nous identifier au personnage que nous pensions être.
Pas obligé de croire aux histoires
Nous ne sommes pas tellement libres de choisir nos pensées et nos émotions, mais nous sommes relativement libres de ne pas partir avec, et de ne pas croire à leur contenu : « OK, une histoire se raconte, mais ce n’est qu’une histoire ! »…
Quand on lit l’histoire du petit chaperon rouge par exemple, on sait que c’est une histoire, et on n’a pas peur, on n’est pas pris par elle, au point de se prendre pour le loup, la grand-mère ou la petite fille. On reste en dehors, tout en reconnaissant en même temps qu’on pourrait s’identifier à tous les protagonistes. Il y a un écho, une résonance en nous de ces personnages, qui parlent peut-être des différents aspects de nous-mêmes.
Mais lorsqu’on referme le livre, la conscience s’oriente sur une autre histoire, que nous ne sommes pas davantage que la précédente. Et ainsi de suite…
Pourtant, curieusement : la plupart du temps, on croit à nos histoires, au contenu des pensées qui tournent toutes seules dans nos têtes. On croit que ces histoires arrivent à nous-mêmes, et on s’imagine que tout cela est très grave…
Se réveiller est naturel et simple
A propos d’éveil, certains témoignent d’expériences fulgurantes. C’est sans doute possible, pourquoi pas. Mais un éveil discret et progressif est tout aussi authentique.
Cette personne, qui partage un témoignage personnel qui sonne juste à mes oreilles. Je vous propose cet extrait parce qu’il illustre bien mon propos (mais je ne la connais pas plus que ça et je ne sais pas ce qu’elle dit peut-être par ailleurs).
A ce propos, je trouve intéressant de ne pas se projeter avec l’imaginaire sur un fantasme d’ « éveil », de « satori », de « samadhi », d' »expérience d’Unité », toujours envisagés comme plus ou moins « extraordinaires »… parce que sinon, sans s’en rendre compte, on va essayer de « créer » mentalement cette expérience alors qu’elle n’est justement pas mentale.
Du coup, elle risque plutôt d’être empêchée de survenir d’elle-même, si on cherche à la susciter avec son mental.
Le risque de se comparer spirituellement
Par ailleurs, il y a un biais à tous ces articles sur la non-dualité (comme celui-ci), ou comme le témoignage a priori sincère de cette jeune femme. Le piège, c’est qu’on pourrait croire que leurs auteurs sont plus éveillés que nous, parce qu’ils en parlent, tandis que nous ne faisons que lire. Ce serait une erreur, qui nous retarderait sur notre chemin spirituel.
Il n’est pas besoin de se fabriquer des gourous, des « grands autres » qui nous éclaireraient le chemin. Le chemin d’ici à ici, qui va de nous-même à nous-même, se déploie à l’intérieur. Et personne n’est plus qualifié et compétent que nous-même pour l’envisager et s’y engager.
Certes, une indication, un petit coup de pouce sont parfois très précieux (c’est d’ailleurs en ce sens que je vous propose du coaching). Mais pour autant, il n’y a pas besoin de se créer d’idole, de se faire de représentations de l’autre, en s’y comparant. Chacun est unique, parfait, et sans comparaison possible.
Chercher midi à 14 heures
Quand on cherche ailleurs quelque chose qui est là, on a de fortes chances de ne pas le trouver… 🙂 Si nous devons vivre le fameux « éveil spirituel » que recherchent tant de personnes, cette expérience est libre par essence, et elle se présente forcément de soi-même, sous une forme inédite, toujours différente d’une fois sur l’autre, et toujours différente de ce qu’en ont vécu et raconté d’autres.
Il n’y a donc pas à « essayer » quoi que ce soit, et encore moins à visualiser ce que serait une expérience d’éveil. Cette expérience ne peut que se vivre, elle n’appartient pas au domaine de la pensée. Cet éveil, ou cette liberté, est au contraire le silence, ou le champ au sein duquel émergent les pensées : les pensées peuvent éventuellement le décrire comme un doigt pointe vers la lune, mais pas l’exprimer, et encore moins le susciter.
Dans le témoignage de cette femme (Armelle de la vidéo), je trouve intéressant le côté simple qu’elle exprime, et la démystification de l’éveil, qui le rend accessible et ordinaire. Il n’a rien d’excitant ou d’exotique, auquel le mental puisse s’accrocher pour le récupérer. il s’agit d’une ouverture naturelle à ce qui est, une ouverture étonnée et passionnée sur quelque chose de passionnant.
Qu’est-ce qui permet de s’éveiller ?
Certainement pas des pratiques, même spirituelles, comme la prière ou la méditation, si elles sont pratiquées dans la perspective de l’éveil. Parce que dès lors qu’il y a projet, il y a vouloir, et celui-ci vient des mécanismes de la mémoire qui se projette dans le futur.
Il n’y a donc toujours pas de fraîcheur et de nouveauté : aucune véritable présence à soi-même.
Les pratiques spirituelles ne servent pas à atteindre l’éveil : en fait, elles ne servent qu’à le célébrer !
- Du coup, on ne devrait peut-être pas prier pour « demander » (d’ailleurs : demander quoi et à qui , et à quel tire, avec quelle pertinence et légitimité ?) mais plutôt pour « remercier » (remercier le tout pour : tout)…
- On médite parce qu’on est déjà éveillé, et qu’on aime contempler ce qu’il y a à voir. Pas pour chercher quelque chose. Sinon cette recherche nous éloigne de ce qui est là. Au contraire, ce sont justement les prémisses de cet éveil qui nous poussent à méditer, pour apprécier ce dont nous n’avons encore que le pressentiment, qui reste à actualiser jusqu’à parfaite réalisation.
S’il doit y avoir méditation, ce n’est pas « POUR » vivre l’éveil, car alors il ne surviendra pas (nous l’avons déjà évoqué) mais plutôt : « PAR » intérêt passionné pour ce qu’il y a à voir dans cet éveil, qui est déjà là.
Je médite par amour, avec la joie de méditer parce que j’aime regarder ce qu’il y a à voir, ici et maintenant. Je ne cherche pas à tenir une posture, à respirer d’une certaine façon, à concentrer mon attention d’une certaine manière, car ce sont là des partis pris, des filtres, des restrictions. On se contente d’être là, attentif, et d’en jouir. Sans attente de progrès ou de résultat. Sinon, c’est une souffrance de plus, un jeu de frustration à l’infini.
Se rendre disponible
En revanche, je me rends disponible (et pourquoi pas au travers d’une posture corporelle qui y prédispose) pour apprécier ce que est là, tranquillement, sans recherche, sans autre intention que d’accueillir ce qui est là, déjà là, dans le champ de la conscience que je suis…
La seule manière de vivre cet état d’éveil, maintenant (et non pas un jour quand vous serez suffisamment entraîné, parce que ce jour n’arrivera jamais tant que vous le chercherez ailleurs que maintenant), c’est de regarder ce qui est là, en soi, tout de suite.
Regarder sans juger, sans commenter, sans classer. Et comme ceci est presque impossible, il reste la possibilité de regarder le mécanisme mental. Comment l’ego s’ingénie à récupérer l’expérience du réel, qui le transforme pour en faire sa « réalité en boite ».
Voir cela clairement en soi, c’est s’ouvrir à l’état de lucidité et d’honnêteté, sans intention, sans projection. C’est en soi une libération formidable, une forme d’éveil spirituel, à un certain stade.
Coaching et état de veille : on va là où c’est chaud pour vous !
La plupart des clients en coaching ne viennent pas avec une demande explicite d’éveil de l’état de veille, mais finalement cela revient toujours à cela quand même. Et, de mon point de vue, le coaching est toujours spirituel. Pourtant, la demande est généralement parfaitement « matérialiste » et les objectifs du coaching purement opérationnels.
Et de mon point de vue, c’est très bien comme ça. Au moins, on ne s’embarrasse pas avec tout le folklore pseudo spirituel, on va directement là où ça chauffe pour le client, vers ce qui l’intéresse, ce qui l’excite (ou qui le contrarie, et lui fait mal éventuellement). Le travail que fait le client ne porte pas l’étiquette de « démarche spirituelle ». Heureusement, car cela compliquerait probablement tout pour lui.
Néanmoins, il s’agit toujours de se reconnecter à la profondeur de soi-même. Se connecter, ensemble maintenant, aux ressources présentes, pour s’aligner sur l’objectif, en s’assurant qu’il est bien conforme à la vocation profonde du client.
Il s’agit toujours de sortir des contradictions d’une équation interne limitante, de retrouver la fluidité d’options plus simples. Il s’agit donc toujours d’un déconditionnement, d’un éveil à la solution, d’une ouverture au Réel pour faire « Un » avec la réussite espérée…
Si un coaching à caractère spirituel (au sens où je parle de spiritualité dans cet article) vous intéresse, appelez-moi. Nous verrons bien quelle est votre queste d’éveil spirituel. Je ne vous dis pas que quelques séances de coaching vont forcément suffire à vous apporter la révélation, mais par expérience, je peux vous assurer que nos échanges vous permettront de cranter en avant dans votre démarche personnelle, quelle qu’elle soit.