Coaching spirituel 20 mai 2025

Jeux de conscience et coaching spirituel

Cet article s’adresse à des personnes sensibles et sincères, déjà engagées dans une démarche réflexion profonde et une expérimentation directe de leur propre conscience.

La conscience est un phénomène essentiel à notre perception de nous-mêmes et du monde. Elle englobe à la fois notre conscience d’être, notre capacité à réfléchir sur nos actions (conscience de soi et réflexive), et notre sens de ce qui est moralement juste (conscience morale).

Bien que de grands progrès aient été faits, notamment en neurosciences, pour comprendre ses mécanismes cérébraux, la conscience reste un des plus grands mystères de l’humanité.

A Retenir

  • L’exercice propose un état de conscience modifié pour recentrer et recharger l’esprit.
  • Regardez sans intention les gouttes de pluie pour une relaxation profonde.
  • La perception globale inclut vous-même, la fenêtre et l’extérieur.
  • Maintenir les trois niveaux de perception simultanément offre une consistance de soi.
  • Expérience directe : regarder un regard, simple mais transformateur.

Le concept de conscience

La conscience est un concept complexe et polysémique, qui fait l’objet de nombreuses définitions et débats en philosophie, en psychologie et en neurosciences. En substance, on peut la comprendre de plusieurs façons :

1. La conscience psychologique (ou conscience de soi)

C’est la faculté de se connaître soi-même et d’avoir une perception de son existence et d’un monde supposé extérieur. Elle se manifeste par :

  • La connaissance de ses propres états mentaux : être conscient de ses pensées, de ses émotions, de ses sensations, de ses souvenirs. Par exemple, savoir que l’on est en train de lire cette phrase ou ressentir de la joie.
  • L’apparente distinction entre soi et le monde : se représenter que l’on est un individu distinct de son environnement (même si ce prémisse peut être remis en question, car rien ne le prouve véritablement).
  • La capacité de « rapportabilité subjective » : pouvoir exprimer ses propres états mentaux, même si ce n’est pas verbalement (par exemple, un bébé qui réagit à la musique).

2. La conscience morale

Elle fait référence à la capacité de distinguer les conventions de bien et de mal et de porter un jugement sur ses propres actes ou ceux d’autrui. C’est aussi le sens intime de ce qui serait juste ou injuste, selon un code sociétal ou pénal. On parle de « bonne conscience » quand on estime avoir bien agi, ou de « mauvaise conscience » quand on se sent coupable.

3. La conscience professionnelle

Il s’agit du sens du devoir, du soin et de la rigueur qu’une personne met dans l’exécution de son travail. C’est l’honnêteté et la scrupulosité dans l’exercice d’une activité professionnelle. Plus largement cette notion de conscience professionnelle se réfère à « l’âme des métiers » ou encore à « l’amour de l’art professionnel ».

Quand la conscience joue avec elle-même

Quand on observe profondément en soi, on voit des jeux de conscience intéressants.

Voici un exercice simple pour induire un état de conscience très légèrement modifié, très reposant et agréable, qui va vous recentrer et vous recharger si vous vous laissez prendre par la main pour jouer ce jeu de conscience quelques instants.

Imaginez le visage d’une personne qui regarderait la pluie tomber de sa fenêtre. elle regarderait à la fois dans la rue, l’écran de pluie et les gouttes glisser sur la vitre

Qu’est-ce qui, chez vous, provoque le plus de détente de vos yeux ?

  • regarder ce que regarde cette personne, en accueillant l’image de la ville sous la pluie, dans le miroir de la vitre ?
  • regarder le regard évasif de la personne, qui ne fait peut-être que poser son regard à travers la fenêtre, sans chercher à regarder quoi que ce soit de précis ?

Dans les deux cas, vous accueillez la vue, sans regarder intensément quoi que ce soit, comme si, vous aussi, vous déposiez votre regard ouvert, sur la vitre de la fenêtre.

Ne partez pas dans des impressions et des interprétations (la femme vous plaît ou non, elle a l’air seule ou décidée, vous n’aimez pas la pluie, vous préférez la nature à la ville, etc…), restez là, à regarder sans trop penser.

Ouvrir les yeux de l’intérieur…

A travers les gouttes qui coulent doucement, vous voyez au loin les toitures des maisons qui reçoivent la pluie, et vous ne regardez rien, du moins rien de particulier.

Votre propre regard est donc à moitié tourné vers l’intérieur. Il n’est que posé, déposé même, un peu comme si vous aviez les yeux fermés, mais ils sont ouverts, et les images intérieures se présentent sans que vous ne les manipuliez ni ne les suiviez.

Même, maintenant, tandis que vous lisez ces lignes, vous regardez un écran en fait, sur lequel il n’y a rien. Ce n’est qu’une projection de lumière, qui s’affiche sur l’écran, mais ces images que vous voyez n’ont pas d’autre substance que celle de l’écran (lequel n’a d’autre substance lui-même que celle de votre conscience…).

Et cette voix intérieure qui lit ce texte dans votre tête, elle n’est suggérée que par votre cerveau qui décode des mots, composés de signes sensés exprimer un sens… Vous ne faites que demeurer, tandis que les yeux suivent la ligne d’écriture qui vous parle…

Rester là, tranquille, présent, respirant, tandis que des rêveries se présentent et que vous ne partez pas avec… Vous restez là quelques instants, à reposer vos yeux devant cette fenêtre, ou devant ce texte, dans une mini transe.

Même sans vous en rendre vraiment compte, en regardant par la fenêtre, vous embrassez une vision globale :

  • de la ville à l’extérieur,
  • des gouttes sur la vitre,
  • et de la vitre à l’intérieur de la pièce, où il fait chaud et sec.

L’expérience directe de cette simple superposition de plans est une sorte de métaphore vécue, qui pointe vers une autre réalité sous-jacente qui est toujours présente de façon discrète mais prégnante.

Jeux de conscience et expérience de l’Unité

C’est un peu comme si vous étiez à la fois conscient :

  • du contenu de vos perceptions
  • du processus de conscience
  • du sujet de la perception

Et vous êtes les trois à la fois :

  • Celui qui regarde
  • Le processus de voir
  • Ce qui est vu (les gouttes de pluie à l’avant plan, et la ville plus loin encore à l’avant plan… tandis qu’à l’arrière plan de la conscience, sont également ressentis le fait de voir et le fait d’être celui qui voit ce qu’il y a à voir : soi-même !)

Voyez que vous voyez simultanément les 3 plans : vous, la fenêtre, et au-delà de la fenêtre, à l’extérieur.   Cette perception globale est très proche de l’écoute professionnelle, ou du regard global, ouvert et sans objet qui se laisse explorer à travers la méditation…

Quand on se maintient dans les 3 niveaux de perception simultanément, il y a présence et « puissance » même, ou en tout cas : consistance. Il n’y a pas de pesanteur, de lourdeur. au contraire le vécu est léger, mais il y a tout de même une consistance, une densité perceptible, c’est la consistance de soi.

Il n’y a pas « évaporation » , évanescence, rêverie mystique, tourbillons dans lesquels on pourrait se perdre. Au contraire, il y a présence, dans laquelle on se trouve sans se chercher. Dans cette exploration détendue, il y a évidence, sans commentaire, une expérience de l’émerveillement face au mystère…

Regarder le regard

Regarder un regard, qui vous regarde, est une autre expérience directe et simple pour plonger dans l’état de conscience. C’est très intime, et il est préférable de ne s’y adonner qu’avec des personnes choisies, avec lesquelles on peut se permettre de découvrir… qu’il n’y a personne !

Alors, quand la relation « personnelle » passe en second plan derrière la simple vision du regard impersonnel qui « me » regarde, tandis que je le regarde aussi, il ne reste véritablement personne pour se demander  » Qui regarde qui ? ».

Et…, parfois, dans cette perte de tout, on se laisse trouver… pour la joie d’être, la joie de n’être rien !

Précautions à propos des exercices de conscience

Personnalités confuses et insuffisamment solides, s’abstenir de cet exercice dans lequel, dans le meilleur des cas, les repères habituels s’estompent au profit de la pure Présence, mais dans lequel également, des jeux troubles peuvent prendre le dessus et amener à un niveau de relation triviale, qui ne fait que disperser et gêner.

Du coup, travailler cet exercice de regarder un regard est parfois plus facile à partir d’une photo, plutôt qu’avec une personne en chair et en os, parce qu’alors il n’y pas la relation active dans l’instant pour interférer avec l’expérience intérieure, il n’y en a que l’image et c’est le cerveau qui recrée le sentiment à dépasser…

Deux remarques sur la conscientisation

Nota 1 : on peut avoir des pensées à propos de l’instant présent, mais on ne peut pas à proprement « penser » l’instant présent, car l’instant présent n’est pas une « chose » que le mental pourrait manipuler, ou formuler en tant que pensée. En effet, l’instant présent n’est pas pensable, il est notre nature profonde, laquelle englobe notre mental.

Celui-ci ne peut pas comprendre (prendre en soi), c’est-à-dire contenir ce qui le contient !

Donc, dans les jeux de conscience, il faut être très attentif et concentré pour ne pas aller trop vite à des amalgames, des conclusions hâtives, et des propos trop faciles à propos de la réalité

Nota 2 : Pour des raisons didactiques, nous pourrions presque situer deux plans dans les jeux de conscience,  comme deux pieds sur lesquels nous pourrions prendre appui simultanément ou alternativement.

  • Le premier plan de conscience serait à l’avant de nous-même, et serait la personnalité, le sois séparé et limité pour lequel nous nous prenons ordinairement (le personnage qui a un âge, un sexe, une histoire et qui justement trimballe des histoires de souffrance avec lui. Ce sont elles qui justement fondent son identité précaire).
  • Le second plan de conscience, ordinairement situé symboliquement à l’arrière de soi, car il faut prendre un peu de recul pour se dissocier de l’avant plan, et reconnaître que nous ne nous limitons pas à ce personnage, et que la conscience qui dit « je suis » est une conscience de soi non séparée, non divisible, essentiellement unitaire.

En fait, à y regarder de plus près encore, il « semble » donc qu’il n’y ait pas deux plans, mais un seul, celui de la conscience profonde (que nous avons ici désigné comme l’arrière plan). L’autre n’ayant en fait aucune essence, il n’a qu’une ex-istence, le temps que la conscience continue de s’identifier à cette restriction de soi qu’on appelle un ego, un soi séparé…

En définitive, la seule « chose » intemporelle, c’est la conscience, consciente d’elle-même et de tout ce qu’elle contient et crée.

A explorer par vous-même…

L’Histoire d’Élise : jeux de conscience en supervision

Élise est une coach expérimentée, passionnée par l’accompagnement de ses clients vers la réussite. Elle avait de solides compétences techniques, mais elle sentait qu’il lui manquait quelque chose pour atteindre une véritable profondeur dans ses séances. C’est pourquoi elle avait décidé de s’engager dans un processus de supervision.

Dès les premières séances avec son superviseur, Marc, le travail a porté sur l’écho qu’avaient les situations de ses clients sur elle. Marc l’invitait souvent à explorer ses propres ressentis pendant qu’elle racontait les défis de ses coachés.

Séance 1 : La Projection Subtile

Élise présente le cas d’un client, Julien, un jeune entrepreneur débordé et en proie à un fort sentiment de culpabilité dès qu’il ne travaillait pas. Élise décrivait avec empathie son épuisement, mais Marc a remarqué une certaine tension dans sa voix.

  • Marc : « Élise, en écoutant Julien, qu’est-ce que cela réveille en vous ? Y a-t-il quelque chose dans son vécu qui vous est familier ? »

Élise hésite, puis réalise qu’elle-même avait tendance à culpabiliser si elle prenait du temps pour elle. Elle était tellement focalisée sur l’aide à apporter à Julien qu’elle n’avait pas perçu à quel point sa propre expérience résonnait avec celle de son client. Cette prise de conscience l’a aidée à distinguer ce qui appartenait à Julien et ce qui était sa propre projection, lui permettant de revenir à une écoute plus neutre et plus puissante.

Séance 3 : Les Limites et les Besoins Non Dits

Quelques séances plus tard, Élise évoque Anne, une cliente qui avait du mal à poser ses limites avec son entourage professionnel, se retrouvant constamment surchargée. Élise se sentait frustrée, car Anne semblait répéter les mêmes schémas.

  • Marc : « Quelle est votre frustration, Élise ? Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez vous concernant la pose de limites ? »

En explorant cette question, Élise a mis au jour sa propre difficulté à dire « non » dans certaines situations personnelles, notamment avec des proches.

Elle comprenait intellectuellement le besoin d’Anne, mais n’avait pas pleinement réalisé à quel point sa propre incapacité à incarner cette limite influençait, subtilement, sa capacité à accompagner Anne avec pleine authenticité.

Cette séance a été un déclic : elle a commencé à travailler sur ses propres limites en dehors de la supervision.

Séance 6 : La Confiance et le Lâcher-Prise

Au fil des séances, Élise a appris à être plus attentive à ses réactions intérieures. Elle a observé comment ses propres peurs ou ses propres désirs d’obtenir un certain résultat pour ses clients pouvaient l’éloigner de la présence pure.

Un client d’Elise hésitait à quitter un emploi qui le rendait malheureux, malgré toutes les évidences. Élise sentait une forte envie de le « pousser » à prendre cette décision.

  • Marc : « Quelle est l’impatience que vous ressentez, Élise ? Quelle est votre relation personnelle avec le risque et le changement ? »

Élise a pris conscience de sa propre tendance à vouloir contrôler les résultats et de sa difficulté à faire confiance au processus de son client, même si cela prenait plus de temps.

Elle a compris que sa propre anxiété face à l’incertitude pouvait se projeter sur son client, l’empêchant de se connecter pleinement à la sienne. Cette révélation l’a aidée à adopter une posture de plus grand lâcher-prise, permettant à Paul d’avancer à son propre rythme.

Le Bilan : Une Conscience Aiguisée

Séance après séance, en explorant ces « échos » et ces « résonances » avec ses clients, Élise a développé une conscience d’elle-même d’une richesse inégalée. Elle a appris à :

  • Distinguer ses propres émotions de celles de ses clients.
  • Identifier ses zones d’ombre et les transformer en leviers de croissance.
  • Cultiver une présence plus authentique et neutre, loin de ses propres projections.
  • Accueillir avec plus de sérénité les défis de ses clients, sachant qu’elle-même était en constante évolution.

La supervision n’a pas seulement amélioré les compétences techniques d’Élise ; elle a transformé sa conscience de coach, faisant d’elle une accompagnante plus puissante, plus alignée et profondément plus efficace.

Elle était devenue capable de percevoir les nuances subtiles, non seulement chez ses clients, mais aussi en elle-même, faisant de chaque interaction une opportunité d’apprentissage mutuel.

L’approche du coaching spirituel

Un accompagnement respectueux

Le coaching spirituel privilégie l’exploration personnelle plutôt que l’imposition de dogmes. Il s’agit d’un miroir qui vous aide à découvrir vos propres réponses aux questions fondamentales que vous vous posez.

Cette démarche repose sur :

  • L’expérience directe plutôt que les croyances
  • La lucidité profonde et l’ouverture du cœur
  • L’exploration libre sans tabous ni préjugés
  • Le respect de votre rythme et de vos découvertes

Questions essentielles

  • Comment choisissez-vous de vivre ?
  • Qui choisissez-vous d’être, pour vous-même et dans le monde ?
  • Comment incarnez-vous à chaque instant l’esprit que vous êtes ?
  • Quelles pratiques honorent votre nature profonde ?

Spiritualité versus religion

Différences fondamentales

La spiritualité se distingue radicalement de la religion :

  • Spiritualité : Encourage l’expérience directe, pose toutes les questions, honore le corps, affirme le Soi véritable, reste ouverte et respectueuse.
  • Religion : Impose des croyances, décourage les questions, sépare souvent du corps, cultive la culpabilité et l’obéissance, peut devenir militante.

L’universalité authentique

Contrairement aux religions institutionnelles qui peuvent opposer les groupes entre eux, la spiritualité véritable cultive l’unité et la paix sans compromission ni manipulation.

Exemple pratique : transformer la frustration

Imaginez que vous vous réveillez chaque matin avec une sensation de blocage, frustré par une situation qui contrarie vos projets et votre bien-être. Cette frustration risque de vous entraîner vers la morosité et ses conséquences désagréables.

Au lieu de vous laisser emporter par ce mécanisme, vous avez un recours simple et immédiat :

  1. Cessez de vous identifier au personnage contrarié
  2. Acceptez l’instant présent tel qu’il se présente
  3. Honorez la vie, maintenant

La pratique concrète

  • Souriez, respirez, étirez-vous
  • Placez votre attention dans vos sensations corporelles
  • Appréciez la vie qui pulse sous les pensées
  • Délaissez les pensées de contrariété
  • Quittez la tête pour habiter plus pleinement le corps
  • Ressentez la gratitude pour cette vie toujours présente

Le choix décisif

Cette transformation repose sur une décision intime : voulez-vous vivre ou préférez-vous vos pensées ?

Au début, ce choix peut sembler impossible car nous sommes identifiés aux pensées et aux émotions. Mais progressivement, une fissure s’agrandit dans cette armure défensive.

Vient un moment où la lassitude face à la colère, l’angoisse ou la tristesse devient si forte que vous n’en voulez plus. Naturellement, vous vous détournez alors de ces états pour accorder votre attention à l’instant présent.

L’appel de la liberté

Une découverte intérieure

La vraie liberté ne vient pas d’un pays lointain avec des miracles exotiques. Elle émane de votre nature profonde, accessible au fond de votre cœur.

Plus précisément, c’est elle qui vous a trouvé – sinon, vous ne seriez pas en quête spirituelle.

L’écoute passionnée

Il s’agit maintenant d’honorer cette liberté de mille manières possibles, selon les diverses facettes qu’elle vous propose, différentes et neuves à chaque instant.

Cela demande une écoute passionnée, amoureuse de la vie qui sourd en vous. De cette écoute jaillit un bouillonnement créatif qui prend toutes sortes de formes.

La vie spirituelle n’est pas une pratique sophistiquée nécessitant des stages ou des lectures complexes. C’est une question de décision intime, répétée à chaque instant.

Voulez-vous être cette vie de spiritualité, ou vous tenir en dehors à grands renforts d’artifices pour nier l’évidence disponible à chaque instant ?

La spiritualité authentique est accessible à tous, dans l’ordinaire même de nos vies. Elle ne demande qu’une chose : choisir la présence et la gratitude face aux défis quotidiens.

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Conscience spirituelle et vie ordinaire

La vie spirituelle transcende la dimension purement matérielle de notre existence. Elle consiste à aborder chaque moment avec une conscience élargie, une présence authentique qui dépasse les apparences concrètes et visibles.

Cette intuition d’une réalité plus vaste que ce que nous percevons directement est universelle. Même si certains la rejettent intellectuellement, nous sentons tous, au fond de nous, que la vie ne se limite pas à sa dimension physique.

La conscience de soi

Vous êtes conscient – c’est une évidence immédiate. Plus encore, vous êtes conscient d’être conscient. Cette capacité d’auto-réflexion est un attribut fondamental de la conscience humaine.

Cette conscience que vous êtes demeure présente en permanence, tandis que votre corps traverse ses cycles naturels. Elle n’est donc pas entièrement dépendante de votre enveloppe physique, même si elle s’exprime à travers elle.

La spiritualité dans le quotidien

Une vie unifiée

La spiritualité n’est pas une activité séparée de la vie ordinaire – un hobby pratiqué entre certaines heures. Elle ne s’oppose pas à la vie « normale » car la vie est une.

Vivre spirituellement, c’est habiter pleinement chaque instant : aller au travail, préparer les repas, faire les courses, répondre aux emails, gérer les tensions professionnelles, prendre les transports, manger, se laver les dents… Toutes ces activités peuvent être vécues avec une perspective spirituelle.

L’état de conscience

La spiritualité consiste à vivre le quotidien en état de conscience, avec un engagement authentique dans le corps et dans toutes les situations banales. C’est une approche pragmatique qui reconnaît le caractère spirituel de chaque instant.